Édito de janvier

J’ai annoncé que mon blog allait, en 2018, non pas se mettre en roue libre, mais plus exactement en petite vitesse, car je me suis lancée dans l’écriture de mon deuxième roman et qu’un écrivain qui se respecte, même débutant, doit se mettre tous les jours à son plan de travail pour combattre, avec ou sans succès, l’angoisse de la fameuse page blanche.

J’allais discourir à bâtons rompus sur l’actualité, mais la nouvelle du décès de mon ami Jean-Claude Lattès m’empêche de me livrer à toute autre pensée et ce ne sont pas des généralités que je veux évoquer, mais la peine d’avoir perdu un être cher.

Je ne retracerai pas ici la longue et riche carrière de Jean-Claude Lattès qui a créé et donné son nom à l’une des meilleures maisons d’édition françaises, d’autres le feront bien mieux que moi, mais simplement dire que tous deux, Niçois, nous avions à peu près le même âge, et que nous étions presque des amis d’enfance, nos familles se connaissant fort bien.

Le temps en ce qui nous concerne a joué à saute-mouton, non pas pour franchir des obstacles, mais pour rebondir après de très longues périodes où nous ne savions plus rien l’un de l’autre, brouillant même la mémoire de moments partagés, jusqu’à ces années 96 où, par des amis communs, nous nous sommes retrouvés dans sa belle propriété de Mirabeau, près d’Aix-en-Provence… A partir de là nous nous sommes suivis, en parallèle, ne sachant pas précisément ce que nous devenions, mais désormais certains que nous avions quelque part un ami ou une amie sur qui nous pouvions compter…

L’apothéose de ces retrouvailles fut le moment où je rejoignis Jean-Claude au Guatemala, dans la jolie petite ville d’Antigua où il passait environ cinq mois chaque année pour tenter de pénétrer l’âme inca et peut-être en conter l’histoire (n’oublions pas que Lattès est écrivain), et où nous fûmes intronisés dans un rituel guatémaltèque sur l’un des sites inoubliables de cet étrange pays.

Depuis, de rencontres en courriers, certains gais, d’autres horriblement tristes à cause des épreuves que Jean-Claude a traversées, nous sommes restés en contact, amicalement, affectueusement…

Adieu l’ami !

Cet article comporte 3 commentaires

  1. Hamon Marie Jane

    Très joli hommage, Hélène ! A bientôt chère amie et bon vent pour ton prochain roman !

  2. Chenel Chantal

    Très bel hommage et heureuse de savoir que tu es dans l’ecriture de ton deuxième roman.
    Énormes bises Chantal❤️

  3. Hélène Jourdan-Gassin

    entreprise difficile …

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