Édito de mai

Je n’oserai pas dire que vous l’attendiez avec impatience, ce serait présomptueux, mais le voici mon roman, achevé il y a il y a huit ans et mis en ligne aujourd’hui, j’espère pour votre plaisir !

Nous avons réfléchi, Marcel Bataillard (mon conseiller blog) et moi, sur une mise en page qui vous permette de suivre facilement l’histoire de Zacharie Etchegary, dit Zac, beau métis amoureux de l’art et des femmes. Je vous engage donc à cliquer sur la fenêtre feuilleton pour avoir une vision du bouquin tel qu’il apparaîtrait s’il était édité, avec une différence cependant, les chapitres se suivront bien sûr, mais l’affichage dans le blog se fera à rebours… Les trois premiers chapitres vous sont proposés dès maintenant, précédés d’une citation en exergue, d’un prologue, d’un synopsis et d’un index des personnages. Plus tard, vous trouverez, au début de chaque semaine, deux nouveaux chapitres…

Fin de cette petite notice explicative un peu fastidieuse et pas forcément très claire – mais à l’usage vous vous y retrouverez.

Passons à des sujets plus généraux, et pourquoi pas, plus légers, pour oublier un instant une situation française préoccupante.

Parlons entertainment, ce mot cher au défunt Guy Debord et à son analyse de La Societé du spectacle

Au somment du box-office, nous venons d’avoir le toujours très attendu Festival de Cannes avec, en clôture, un palmarès qui pour les films comme pour les acteurs, s’est voulu d’une teneur très Sécurité sociale…

Difficile de me faire une opinion, étant donné que cette année, point de litige sur la hauteur de mes talons pour monter les marches… Je ne les ai pas gravies, mais comme dirait ce bon vieux Cavanna :   « j’y suis pas allée, mais j’en ai entendu causer », et surtout j’ai beaucoup lu de pronostics, comptes rendus, portraits, vantant le glamour du Festival de Cannes !

Alors, bien installée devant mon téléviseur, je m’attendais à une explosion de paillettes ! Pas du tout ! S’il n’y avait pas plus barbant que la cérémonie des Césars jusqu’alors, la Remise des Prix du 69ème Festival de Cannes a, elle, largement mérité la Palme d’Or de l’ennui !4924332_3_5b55_de-gauche-a-droite-quelques-laureats-du-69e_8a912ac2cdd8830c8b99f8f07ef0ec2b

Ennui devant les blagues insipides du maître de cérémonie ; ennui d’un jury hétéroclite et sans flamme ; ennui devant les deux personnes couronnées pour ce qui habituellement nous fait vibrer, le prix du meilleur acteur, appelé désormais le prix d’interprétation masculine, reçu par Shahab Hosseini dans le film d’Asghar Farhadi, et le prix d’interprétation féminine décerné à Jaclyn Jose dans le film de Brillante Mendoza. Le premier nous a gratifiés d’un long et sombre monologue en fārsi où il était question de remercier Dieu et son père au ciel, et l’Iran sur terre ! L’enthousiasme de la seconde, accompagnée de sa fille, déguisée en Reine de Manille, dégageait plus de chaleur ! Xavier Nolan a abondamment pleuré lorsqu’on lui a remis le Grand Prix pour « Juste la Fin du monde » et en écoutant le discours de Ken Loach, Palme d’Or pour « I, Daniel Blake », on se serait cru à une manif de Nuit Debout !

Je ne connais pas les arcanes du Festival, mais j’ai entendu Thierry Frémaux préciser qu’il était le seul à sélectionner les films… Est-il aussi le seul à choisir son jury ? Sans une réponse à cette question, comment expliquer que l’excellente qualité (d’après la critique) des films en lice soit ignorée par le jury ?

Autre dichotomie et pas des moindres, le parti pris de Thierry Frémaux de sélectionner, d’un côté des œuvres internationales plutôt militantes – sauf quelques folies – alors que de l’autre, il demande à des stars de Hollywood comme George Clooney, Julia Roberts, etc., de fouler le tapis rouge pour assurer le spectacle alors que le film de Jodie Foster hors sélection, « Money Monster » (que j’ai vu) est assez moyen. Enfin, cerise sur le gâteau,  « The last face » de Sean Penn, seul film américain en compétition, frisait le ratage absolu (parole de critique) et « Café Society » (vu aussi) de Woody Allen, figurant hors concours en ouverture de festival n’était qu’une de ces gentilles pochades auquel l’auteur prolixe nous a désormais habitués…

Que cherche donc à annoncer le délégué général du Festival de Cannes ? La mort du cinéma nord-américain ? Démonstration injustifié et périlleuse car que se passerait-il si, d’aventure, Hollywood se mettait à bouder le Festival ? Le célèbre tapis rouge de Cannes en perdrait sa couleur.

Cet article comporte 1 commentaire

  1. SZanotti

    Nuit Debout est un événement plutôt passionnant et intéressant. 🙂
    A bientôt
    Servane

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