Galerie Catherine Issert , Tatiana WOLSKA « LIAISON »

 

Tatiana WOLSKA

LIAISON
24 02 18 – 31 03 18
vernissage samedi 24 02 18 de 15h à 20h

En parallèle de son exposition présentée à la galerie municipale de la Marine (Nice – du 23 février au 10 juin 2018), Tatiana Wolska exposera à la galerie Catherine Issert une sélection d’œuvres inédites autour de la notion de liaison. Liaison entre le corps et l’œuvre, entre les matériaux ou bien encore avec l’espace d’exposition : autant de possibilités lui permettant d’explorer des problématiques sculpturales et graphiques.
Dans sa pratique le geste, simple et répétitif, raisonne avec les matériaux qu’il rencontre dans une grande économie de moyens. Tatiana Wolska recycle principalement des rebus : bouteilles de plastique vides, chutes de bois et de mousse, mobilier abandonné….

Née en 1977 en Pologne, elle explique ce choix par des habitudes prises durant son enfance, époque à laquelle le « système D » et la récupération étaient les mots d’ordre. Mais lorsqu’elle travaille avec des objets usinés, elle en élimine toutefois toute fonctionnalité pour les métamorphoser en œuvres
à l’aspect organique et mutant.
Dans l’exposition Liaison, des colonnes de bois et d’assiettes lient le sol au plafond ; des sacs plastiques recouverts de scotch s’agglomèrent en une boule informe ; des palettes sont déconstruites pour mieux se reconstruire ; une raquette de tennis perd toute utilité par sa greffe sur un chevet ; des chutes de bois s’assemblent au moyen d’élastiques et de serre-joints…
Les œuvres se construisent ici à l’échelle d’un corps en mouvement : un sac à dos se transforme en « porteœuvre », des prises d’escalade en argile sont réalisées selon l’empreinte de la main de l’artiste, fantasmant une possible échappée de l’espace d’exposition.
Tatiana Wolska passe un temps long et patient à construire ses œuvres : elle « élabore son travail dans ce temps imperceptible de l’instant qui s’ajoute à la seconde qui suit, et ainsi de suite. Chaque geste se rajoute au précédent, identique et pourtant différent car la répétition des gestes se joue au-delà la compulsion monomaniaque…

 

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