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Mort de Gonzague Saint Bris

Descendant par sa mère des éditeurs Mame – éditeur du pape et de Babar notamment –, et copropriétaire avec ses frères du château du Clos Lucé où Léonard de Vinci a fini ses jours, l’écrivain Gonzague Saint Bris est mort dans la nuit du 7 au 8 août dans un accident de voiture en Normandie. Âgé de 69 ans, il était l’auteur d’une cinquantaine de biographies.

Né en janvier 1948 à Loches, en Indre-et-Loire, il est l’auteur d’une cinquantaine de livres, essentiellement des biographies, telles celles du marquis de Sade, du général de La Fayette, de François Ier, de Desaix ou encore d’Alfred de Musset. En 2002, son roman Les Vieillards de Brighton a été couronné par le prix Interallié. Journaliste et critique littéraire, il écrivit, entre autres, pour Le Figaro et Paris Match. Il était le créateur du festival littéraire La Forêt des livres, en Touraine.Un livre de lui est à paraître à la fin du mois. C’est ce que j’apprends par une alerte dans Le Point ce matin.

Je connaissais peu Gonzague Saint Bris, mais je le trouvais désuet et par là-même, exquis.

Nous nous étions rencontrés sans doute aux alentours de 1987 ou 88, à un déjeuner au siège de la société Ricard, en région parisienne où, chacun de notre côté, nous venions solliciter auprès de cette riche entreprise qui se piquait de culture une aide pour nos activités culturelles. Je ne me souviens pas pour quelle manifestation Gonzague plaidait, moi, c’était pour Art Jonction International, la foire que j’avais créée à Nice en 1986.

Le déjeuner avait été délicieux, le siège élégant et nos interlocuteurs, PDG et communicants courtois, mais nous avions vite compris que nos efforts resteraient vains et que nous ne verrions pas la queue d’un centime pour nos manifestations.

Je lui proposai alors de le raccompagner à Paris. A ce moment-là, il s’aidait d’une belle canne à pommeau d’argent et avait accepté aimablement mon invitation. Au cours du trajet en voiture, je lui demandai où je pouvais le déposer et comme il était hésitant, je lui dis : « Si vous voulez je vous arrête à La Bastille, c’est sur mon chemin. » « Ah non », avait-il répliqué, « pas une seconde fois ! »

P.S. Gonzague Saint Bris avait aussi été en charge quelque temps de la villa Ephrussi de Rothschild…

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