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Anecdotes

Chaque jour, à la lecture de la presse, je réalise que Monsieur ou Madame Toutlemonde questionné(e) par un journaliste, enfin, quelqu’un qui a un téléphone, un micro ou un calepin (ça c’est pour les plus vieux) à la main, a quelque chose à raconter sur tout et sur tous. Alors, au regard de ce phénomène, et encouragée par un ami à devenir Gossip columnist *, j’ai décidé de vous relater quelques faits anecdotiques et approximatifs, car parfois de seconde main, parfois imprécis quant aux dates et aux lieux, sur n’importe quoi – le propre du gossip*–, dans l’unique but de vous divertir.
Les disparitions récentes et nombreuses de figures du monde du spectacle ou de la mode ont amené tout un chacun à y aller de son souvenir que Nice-Matin excelle à relater. Sur Pierre Cardin, par exemple, qu’ai-je retenu comme souvenirs personnels ? Celui d’un homme élégant et simple auquel mon amie Sylvana Lorenz m’avait présentée à la 49e Biennale de Venise, en juin 2001 – le commissaire en était le critique suisse Harald Szeemann et la thématique : Plateau of Humankind –. Pierre Cardin nous avait reçus dans son beau palais vénitien et nous avions ensuite été conviés à une représentation théâtrale, dont j’ai oublié le titre, sur l’île de la Giudecca. Ce dont je me souviens, en revanche, c’est la courtoisie de Cardin, qui attendait chacun de ses invités à l’entrée du site, pour les saluer avant le spectacle. Autre pays, autre lieu, autre style, Pierre Cardin recevait, avec la même élégance, ses invités dans son incroyable Palais Bulles, dessiné par Antti Lovag, à Théoule-sur-Mer. C’était cette fois, dans le cadre d’une manifestation sur l’architecture …
Dans ce numéro du 30 décembre 2019, en même temps que l’hommage à Pierre Cardin, Nice-Matin célébrait le 60ème anniversaire de la Siesta. Là encore, les témoignages étaient nombreux et les souvenirs aussi. Pour moi, d’abord celui de Pierre Laporte qui faisait partie du groupe de mes copains de l’Exploration sous-marine, autour du Commandant Cousteau et de Simone, avec Portelatine, Ravon, Funel, Lehoux, etc. C’est drôle, à l’époque, on disait toujours Laporte… On ne s’appelait que par nos noms de famille. Je me souviens aussi d’une somptueuse soirée des Architectes à la Siesta, c’était en 1961, j’étais enceinte, et j’avais une robe bleue nuit, crée par Marinelli, une mémorable maison de couture niçoise. Mais ce que les journalistes, pourtant friands de célébrités, n’ont pas su découvrir à propos de la Siesta, c’est qu’Arman y avait rencontré Corice, dansant sur un nénuphar !

Extrait d’une interview de Corice Arman que j’avais réalisée pour le magazine COTE : «(…). Pas question de travailler dans un bureau ou quelque chose comme ça, puisque je ne disais pas un mot de français, alors j’ai vu dans des petites annonces qu’on demandait une danseuse pour la Siesta et je me suis dit : « danseuse, ça je peux le faire, pas besoin de parler ! »
Un soir où je dansais sur mon nénuphar, Arman est arrivé avec son entourage. Assez mécontent d’être là, il était affalé sur le dos, mais quand il m’a aperçue, il s’est vivement redressé en s’exclamant : « Ah, ça, ce n’est pas français ! ». Il s’est approché, a sauté sur le nénuphar et m’a enlacée. Je lui criais, mais arrêtez, je travaille ici, moi ! C’est arrivé comme ça, comme un conte de fée !

*Echotier (e)

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