Skip to content

Bis repetita placent » ,eac

Dans le cadre de l’appel à projet «Des marches, démarches » porté par le FRAC PACA et à partir de la proposition artistique de Guillaume de Montsaingeon, l’eac. s’associe au Musée Gassendi de Digne, et au laboratoire de Grenoble
pour impulser et coordonner une manifestation culturelle à l’échelle du territoire Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Cette manifestation propose de réunir autour d’une dynamique commune, de nombreux acteurs culturels,
associatifs ou éducatifs installés sur le territoire régional et notamment dans les zones rurales éloignées autour de divers projets : expositions, installations, performances, workshop, résidences, évènements.
En s’appuyant sur des invitations d’artistes, des œuvres issues des collections du Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur, mais aussi d’autres collections publiques (comme la Donation Albers-Honegger) et/ou privées, ces manifestations s’attachent à
questionner les fructueux dialogues noués entre l’art et les sciences sociales face aux nombreux enjeux de nos sociétés.
Extrait Guillaume Montsaingeon
L’exposition intitulée Bis repetita placent, présentée dans la galerie du Château de l’eac, propose d’aborder la marche dans son rapport intime avec le paysage et la durée et dans les liens qu’elle tisse avec l’écriture. Le titre de l’exposition puise d’ailleurs son origine dans le champ littéraire, puisque cet aphorisme a été créé d’après un vers tiré de l’Art poétique d’Horace. Ainsi, la répétition engendrerait la familiarité et le plaisir de partager un commun à travers la répétition dans le texte.
Cette exposition propose donc de réunir des artistes qui parcourent souvent les mêmes territoires comme
le mythique site de la montagne Sainte-Victoire pour Denis Gibelin ou Éric Bourret, ou encore le fameux
chemin de Nietzsche à Èze que l’artiste Eleonora Strano emprunte chaque jour. Ces paysages sans cesse arpentés sont aussi les réceptacles d’une écriture à échelle humaine, où le corps devient crayon et laisse une trace passagère dans la nature comme le travail de Richard Long ou les œuvres d’Herman de Vries. Ces traversées sont des épreuves du corps et de la durée et les artistes comme Ridha Dhib, Berger&Berger ou encore Rachael Clewlow tentent de l’apprivoiser en jalonnant leurs parcours de données rationnelles, de relevés plus ou moins précis dans cette quête quasi obsessionnelle et vaine d’embrasser le monde dans son infinité. Ces paysages empruntés ne sont pas seulement naturels, ce sont aussi ceux des villes, de leurs complexités et de leurs fourmillements. Ici, André Cadere les arpente muni de ses bâtons de bois ronds, fixant des rendez-vous à des inconnus et provoquant des rencontres inattendues. Là, le travail de Jean-Christophe Norman relie par un fil invisible les grandes villes du globe grâce à la beauté du texte, Ulysse, de James Joyce tracé à la craie à même le sol. De littérature et de mots il en est encore et toujours question dans l’œuvre de Daniel Van de Velde, dont l’écriture poétique et plastique bat au rythme de ses marches dans un mouvement de balancier oscillant entre apparition et disparition.
Revenir donc, une nouvelle fois sur un chemin déjà parcouru, éprouver peut être un sentiment de familiarité et très vite mesurer les écarts comme Hendrik Sturm, artiste invité en 2011 à réaliser une marche à Mouans-Sartoux, qui propose pour cette exposition une nouvelle version de cette marche.
Bis repetita placent
Berger&Berger, Éric Bourret, André Cadere, Rachael Clewlow, herman de vries, Ridha Dhib, Denis Gibelin, Richard Long,
Jean-Christophe Norman, Eleonora Strano, Hendrik Sturm, Daniel Van de Velde

avec l’aimable participation de Jean Dupuy.

07 juillet •11 novembre 2019
Vernissage le samedi 06 juillet à 18h
Commissariat: Fabienne Grasser-Fulchéri
Galerie du Château
http://espacedelartconcret.fr

Cet article comporte 0 commentaires

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Back To Top