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Plateau 2, La Victorine°
Plateau 2, La Victorine°

« Chacun son cinéma », deux journées à la Victorine.

Dans de cadre de Nice 2019, L’Odyssée du Cinéma, Les studios de La Victorine ont ouvert leurs portes à la Ville entière qui, si j’en crois les chiffres (8 000 personnes le premier jour), a découvert ou revisité ce site historique ayant vu défiler, avec plus ou moins de brio à travers les époques, tout ce qu’il y a de célèbre comme artistes du cinéma, liés à ces artisans du concret : décors, sons, images, etc., qui ont permis que les rêves des grands soient réalisables et réalisés…

C’est ça, le monde du cinéma, une étonnante industrie où, du plus humble au plus connu, chacun a son rôle à jouer, une chaîne qui, contrairement à d’autres disciplines, crée une solidarité émouvante à vivre ou à côtoyer.

Durant le tournage : Jacqueline Bisset, François Truffaut

Si chacun se fait son cinéma, une image du tournage de La Nuit américaine sur laquelle François Truffaut porte une attention toute particulière à Jacqueline Bisset, son artiste, a réveillé en moi le souvenir de ce matin particulier, du 21 ou 22 octobre 1984, où prenant un petit-déjeuner au Flore en attendant que ma voiture soit réparée, j’ai lu sur la une de Libération l’annonce de la mort de Truffaut, et je me suis effondré en pleurs, comme si je venais de perdre mon meilleur ami. J’ai connu, dans ma vie, quelques metteurs en scène, mais je n’ai jamais rencontré Truffaut, et je le regrette profondément, même si j’ai assisté au tournage d’une scène – je ne me souviens plus laquelle –  de La Nuit américaine à La Victorine. Il en va ainsi du cinéma, et particulièrement avec cette œuvre qui est un film dans le film, on ne sait plus où commence ou s’arrête la réalité… Incroyable magie de cet art !

incroyable matériel

 En voyant cette foule dense, mais calme, aller d’un espace à l’autre de La Victorine et découvrir l’ampleur des plateaux de tournage, le gigantisme du matériel de prise de vue ou de projection, l’importance des accessoires, s’installer pour visionner quelques scènes de Les Enfants du Paradis ou de La Nuit américaine, admirer les décors, les affiches, les dessins, les photographies, les documents en référence à ces deux chefs d’œuvres, j’ai perçu que tout ce monde, y compris une quantité d’enfants, touchait un peu, de loin ou de près, à cette magie du cinéma d’antan, que les nouvelles technologies de l’image ont rendu obsolètes. A noter aussi, La Victorine dans l’œil des Mirkine, commissariat, Stéphane Mirkine.*

Tout au long de ce weekend, journalistes, historiens, témoins ont été invités à faire découvrir au public l’envers du décor et lui conter l’extraordinaire histoire de La Victorine. Il s’agit d’Henri-Jean Servat, d’Alex Jaffray, d’Alex Benvenuto, de Jean Gilli, d’Aymeric Jeudy, de Laurent Monnoni… Les invités d’honneur annoncés étaient : Claude Lelouch, Nathalie Dessay, Jean-François Zygel, André Manoukian…

Vue du Plateau 2

*Expositions coproduites avec la Cinémathèque française et les ateliers de production de l’Opéra de Nice /La Disconie. Commissariat, Laurent Mannoni ; scénographie : Kristof Everart

Si je détaille auprès de mes lecteurs ces journées de La Victorine qui clôturent, en quelque sorte, les grandes expositions de la Biennale Nice 2019, L’Odyssée du cinéma, alors que je n’ai rien écrit sur les trois expositions majeures de ce programme ambitieux, conçu par Jean-Jacques Aillagon, c’est que le temps m’a manqué, veuillez m’en excuser, mais je vais y remédier sous peu… Cependant, dès aujourd’hui, je vous engage à ne pas manquer Cinématisse, la très intelligente et belle exposition du Musée Matisse (jusqu’au 5 janvier 2020), commissariat Claudine Grammont et Dominique Païni ; Le diable au Corps Quand l’OP Art électrise le cinéma, l’exposition décoiffante conçue par Hélène Guenin, directrice du MAMAC et  Pauline Mari, historienne de l’art ( qui se termine) et enfin Cinémapolis, l’exposition dont Jean-Jacques Aillagon assure le commissariat à la Villa Masséna et que vous devez impérativement visiter car elle est sur le point de fermer.

Cependant l’inventaire n’est pas clos, puisque Alain Fleischer s’expose au Musée de la Photographie ; que Ben nous dit : « La vie est un film ; que Clément Cogitore se projette au Musée national Marc Chagall et qu’un cycle de conférences aborde dans divers lieux niçois, l’étonnante aventure du cinéma !

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