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Kapwani Kiwanga "The Marias (détail)

DEVENIR FLEUR, au MAMAC

Laurence Aëgerter,
« Helichrysum Italicum »

« Devenir Fleur » l’exposition du MAMAC qui clôture La Biennale des Arts sur le thème des Fleurs en est le fleuron et la quintessence. Elle enrichit les onze autres manifestions dans divers lieux de la ville de Nice, d’une réflexion sur ce que nous enseigne aujourd’hui le monde végétale au-delà de nous offrir sa beauté.

En effet cette exploration du règne végétal, par les deux commissaires, Hélène Guenin et Rebecca François, nous propose une vision tout à fait nouvelle de ce qui est, pour un temps encore, notre environnement naturel et dont bien souvent nous négligeons l’importance et le pouvoir comme la fragilité.

Je ne saurais trop vous recommander de suivre le parcours qu’elles on tracé et mis en évidence dans le passionnant catalogue de l’exposition. Il nous offre un trésor de découvertes, d’enseignements et pourquoi pas, d’amour mais aussi de culpabilité…

 Avant tout, c’est la première fois qu’ouvrant un ouvrage sur une exposition, je lis la Lettre du Maire en premier ! Or, dans celle-ci, Christian Estrosi raconte ce qu’était sa ville avec sa campagne, aux tonnelles couvertes de raisins de framboise, aux serres où prospéraient les petits œillets «de Nice», ces fleurs autrefois si demandées et aujourd’hui négligées … On m’a demandé lors du vernissage, pourquoi Jean-Jacques Aillagon avait choisi le thème des fleurs  pour la cinquième Biennale de Nice ? Parce que  dans le cœur de tout Niçois, sa ville est avant toutla capitale des fleurs !

Comment positionner  « Devenir fleur »  si ce n’est en donnant la parole à ses commissaires : « Alors que le bouleversement des écosystèmes et du climat nous amène à repenser notre relation à la nature et au monde vivant, que pouvons-nous apprendre des fleurs, de leur résilience, de leur adaptation constante à leur milieu, de leur sobriété ? Vulnérables et essentielles, elles sont un moteur indispensable de la vie : elles produisent la nourriture que consomment humains, animaux et insectes et l’oxygène que nous respirons.

ALI CHERRI-
« The Melancholy of Bird »s

Avec les avancées scientifiques sur l’intelligence du végétal et une nouvelle approche du vivant, la fascination qu’elles exercent ne cesse d’augmenter – bien au-delà du simple plaisir esthétique. Symboles de fragilité et de renaissance, elles deviennent un marqueur particulièrement puissant pour éclairer les enjeux actuels.

L’exposé d’Hélène Guenin – et je ne choisis pas ce mot au hasard – est  un puits de découvertes qui conduisent, en ce qui me concerne en tout cas, à regarder le végétal, certes comme un élément essentiel de la vie, mais dont l’exploration au présent, s’ouvre sur des savoirs beaucoup plus étendus que le seul plaisir esthétique.

Tout dépend, en effet, de la façon dont on parcourt l’exposition, comme une agréable promenade au cœur d’un jardin ou bien, par la volonté de ses commissaires, pour nous ouvrir à un autre langage que celui de la contemplation.


NONA INESCU « Brugmansia »

Au travers le regard d’artistes, femmes et hommes de vingt nationalités différentes « devenir fleur » tente d’apporter un éclairage nouveau et sensible sur les sujets écologiques, anthropologiques, géopolitiques contemporains. L’exposition fait surgir une botanique de l’histoire mondiale, ainsi que de nouvelles formes d’attentions, de sensibilités, de pensées. »

Avec  « Etre Fleur », « Devenir Fleur », « le jardin du temps » le parcours de visite s’étend sur 1.200 mètres carré et se déroule en trois temps forts. On y retrouve : Laurence Aëgerter, Maria Thereza Alves, Isa Barbier, Yto Barrada, Hicham Berrada, Minia Biabiany, Melanie Bonajo, Bianca Bondi, Fatma Bucak, Chiara Camoni, Ali Cherri, Jean Comandon & Pierre de Fonbrune, Marinette Cueco, Odonchimeg Davaadorj, Andy Goldsworthy, Nona Inescu, de Bianca Bondi, Tetsumi Kudo, Marie-Claire Messouma Manlanbien, Ana Mendieta, Marie Menken, Otobong Nkanga, Dennis Oppenheim, Uriel Orlow, Gabriel Orozco, Giuseppe Penone, Pia Ronïcke, Michelle Stuart, Anaïs Tondeur, NILS-UDO, Zheng Bo.

Parmi eux, je retiens particulièrement l’installation « Scrying in astral ponds » de Bianca Bondi, celle de Otobong Nkanga, « Taste of a Stone » ainsi que d’autres belles pièces de l’artiste.  Charmée aussi par « The Marias » de Kapwani Kiwanga, « Melancholy of birds » d’Al Cherri, les divers « Sguardo vegetal » de Guiseppe Penone et les installations de Marinette Cueco…

Zheng Bo
« Pteridophilia »

Faut-il se laisser enchanter ? Peut-être bien après tout, pour les rétiniens que nous sommes ! Mais dans ce cas, les œuvres de cette exposition nous parlent plus ou moins fortement, tant elles sont difficiles à isoler d’un tout !

C’est, en effet, là que se pose aujourd’hui le rôle du musée. Est-il un lieu de contemplation et de conservation, ou bien un terrain d’expérimentation, comme c’est le cas pour les sciences, où des chercheurs étudient les composantes, les transformations, les possibles utilisations des sujets qu’ils observent… Vaste sujet !

Devenir Fleur ?  «Devenir » ne résonne pas ici comme une injonction, un impératif, nous rassure Hélène Guenin,  mais plutôt comme une aspiration à une transformation, un processus en puissance, un désir.

« devenir fleur »

10 novembre 2022 – 30 avril 2023

MAMAC , place Yves Klein

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DEVENIR FLEUR, MAMAC

 

« Devenir Fleur » l’exposition du MAMAC qui clôture La Biennale des Arts sur le thème des Fleurs en est le fleuron et la quintessence. Elle enrichit les onze autres manifestions dans divers lieux de la ville de Nice, d’une réflexion sur ce que nous enseigne aujourd’hui le monde végétale au-delà de nous offrir sa beauté.

En effet cette exploration du règne végétal, par les deux commissaires, Hélène Guenin et Rebecca François, nous propose une vision tout à fait nouvelle de ce qui est, pour un temps encore, notre environnement naturel et dont bien souvent nous négligeons l’importance et le pouvoir comme la fragilité.

Je ne saurais trop vous recommander de suivre le parcours qu’elles on tracé, et mis en évidence dans le beau catalogue de l’exposition. Il nous offre un trésor de découvertes, d’enseignements et pourquoi pas, d’amour mais de culpabilité…

Avant tout, c’est la première fois qu’ouvrant un ouvrage sur une exposition, je lis la Lettre du Maire en premier ! Or, dans celle-ci, Christian Estrosi raconte ce qu’était sa ville avec sa campagne, aux tonnelles couvertes de raisins de framboise, aux serres où prospéraient les petits œillets «de Nice», ces fleurs autrefois si demandées et aujourd’hui négligées … On m’a demandé lors du vernissage, pourquoi Jean-Jacques Aillagon avait choisi le thème des fleurs  pour la cinquième Biennale? Parce que  dans le cœur du Maire et de tout Niçois, Nice est la Capitale des fleurs !

 

Comment positionner  « Devenir fleur »  si ce n’est en donnant la parole à ses commissaires : « Alors que le bouleversement des écosystèmes et du climat nous amène à repenser notre relation à la nature et au monde vivant, que pouvons-nous apprendre des fleurs, de leur résilience, de leur adaptation constante à leur milieu, de leur sobriété ? Vulnérables et essentielles, elles sont un moteur indispensable de la vie : elles produisent la nourriture que consomment humains, animaux et insectes et l’oxygène que nous respirons.

Avec les avancées scientifiques sur l’intelligence du végétal et une nouvelle approche du vivant, la fascination qu’elles exercent ne cesse d’augmenter – bien au-delà du simple plaisir esthétique. Symboles de fragilité et de renaissance, elles deviennent un marqueur particulièrement puissant pour éclairer les enjeux actuels.

 

L’exposé d’Hélène Guenin – et je ne choisis pas ce mot au hasard – est  un puits de découvertes qui conduisent, en ce qui me concerne en tout cas, à regarder le végétal, certes comme un élément essentiel de la vie, mais dont l’exploration au présent, s’ouvre sur des savoirs beaucoup plus étendus que le seul plaisir esthétique.

Tout dépend, en effet, de la façon dont on parcourt l’exposition, comme une agréable promenade au cœur d’un jardin ou bien, par la volonté de ses commissaires, pour nous ouvrir à un autre langage que celui de la contemplation.

Au travers le regard d’artistes, femmes et hommes de vingt nationalités différentes « devenir fleur » tente d’apporter un éclairage nouveau et sensible sur les sujets écologiques, anthropologiques, géopolitiques contemporains. L’exposition fait surgir une botanique de l’histoire mondiale, ainsi que de nouvelles formes d’attentions, de sensibilités, de pensées. »

Avec  « Etre Fleur », « Devenir Fleur », « le jardin du temps » le parcours de visite s’étend sur 1.200 mètres carré et se déroule en trois temps forts. On y retrouve : Laurence Aëgerter, Maria Thereza Alves, Isa Barbier, Yto Barrada, Hicham Berrada, Minia Biabiany, Melanie Bonajo, Bianca Bondi, Fatma Bucak, Chiara Camoni, Ali Cherri, Jean Comandon & Pierre de Fonbrune, Marinette Cueco, Odonchimeg Davaadorj, Andy Goldsworthy, Nona Inescu, de Bianca Bondi, Tetsumi Kudo, Marie-Claire Messouma Manlanbien, Ana Mendieta, Marie Menken, Otobong Nkanga, Dennis Oppenheim, Uriel Orlow, Gabriel Orozco, Giuseppe Penone, Pia Ronïcke, Michelle Stuart, Anaïs Tondeur, NILS-UDO, Zheng Bo.

 

Parmi eux, je retiens particulièrement l’installation « Scrying in astral ponds » de Bianca Bondi, celle de Otobong Nkanga, « Taste of a Stone » ainsi que d’autres belles pièces de l’artiste.  Charmée aussi par « The Marias » de Kapwani Kiwanga, « Melancholy of birds » d’Al Cherri, les divers « Sguardo vegetal » de Guiseppe Penone et les installations de Marinette Cueco…

 

Faut-il se laisser enchanter ? Peut-être bien après tout, pour les rétiniens que nous sommes ! Mais dans ce cas, les œuvres de cette exposition nous parlent plus ou moins fortement, tant elles sont difficiles à isoler d’un tout !

C’est, en effet, là que se pose aujourd’hui le rôle du musée. Est-il un lieu de contemplation et de conservation, ou bien un terrain d’expérimentation, comme c’est le cas pour les sciences, où des chercheurs étudient les composantes, les transformations, les possibles utilisations des sujets qu’ils observent…

 

Devenir Fleur ?  «Devenir » ne résonne pas ici comme une injonction, un impératif, évoque Hélène Guenin,  mais plutôt comme une aspiration à une transformation, un processus en puissance, un désir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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