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Édito de décembre

Dois-je l’écrire avant la fin de l’année cet édito pour qu’il soit sur votre ordinateur avec mes vœux le 1er Janvier 2019 ? Pas sûr, car qui sait ce que nous réserve encore ce mois de décembre, outre les samedis noirs des gilets jaunes ! Rassurez-vous, je ne déverserai pas ici tous les innombrables pour ou contre sur ces événements jaunes de décembre recueillis sur les e-comptoirs des cafés du commerce, car même la newsletter de Ben* n’y suffirait pas* !

A la question que je me posais précédemment afin d’être prête à vous envoyer dans les délais mes vœux pour le premier janvier 2019, je réponds, non. Ne jamais écrire un édito à l’avance car à la relecture, tout sent le réchauffé. Cependant s’il me fallait faire le bilan de ce mois qui vient de s’écouler, je dirais qu’il a été désastreux. Désastreux par la réaction – ou plutôt le manque de réaction – d’un gouvernement dépassé par des événements qui pourtant lui pendaient au nez.

Juste une considération personnelle, et ce, sans vouloir jouer les Cassandre, cette présidence – choisie par beaucoup sans toujours savoir pourquoi, et non voulue par d’autres qui redoutaient que ce qui est arrivé puisse arriver – ne pouvait que se heurter à un mur. Et si je me réfère à ce qu’a exprimé Monsieur Le Gendre, patron des députés de La République en Marche : « Nous avons insuffisamment expliqué ce que nous faisons. Et une deuxième erreur a été faite : le fait d’avoir probablement été trop intelligents, trop subtils, trop techniques dans les mesures de pouvoir d’achat. Nous avons saucissonné toutes les mesures (…)», je dirais que cette équipe gouvernementale n’a pas été assez subtile, assez intelligente et surtout bien trop arrogante, pour être comprise par le peuple, cette entité dont les politiques aiment tant à se réclamer, mais dont ils semblent bien mal connaitre les caractéristiques et capacités

RIC ou pas, espérons que ce conflit, qui a coûté cher en vies et en désordres de toutes sortes, conduise à une réelle prise de conscience par le gouvernement, du drame qu’a vécu notre pays, puisque à ces débordements éminemment préjudiciables pour l’économie, le tourisme, les transports, etc., il faut ajouter, ce qui est tragique, latéralement, les pertes humaines de l’attentat de Strasbourg.

Aussi, comme le dirait un prof indulgent à l’élève qui a tout loupé, j’espère que notre gouvernance se ressaisira, car dire qu’elle doit mieux faire relève de l’euphémisme ! Ce mieux, je crois que nous l’attendons tous pour 2019, que souhaiter de plus pour le moment ?

Et pour finir par une note joyeuse car l’humour demeure, selon la formule, l’élégance du désespoir, j’emprunte à Karl Lagerfeld, je crois, ce slogan pour la campagne en faveur du port du gilet dans la circulation : « C’est jaune, c’est moche, ça ne va avec rien, mais ça peut sauver des vies ».

*L’artiste Ben Vautier envoie régulièrement un longue newsletter à ses abonnés

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