Édito de février

Légèrement en retrait de l’actualité artistique, et plus encore générale, pour essayer de me mettre à l’écriture de mon deuxième bouquin, opération qui s’avère beaucoup plus problématique que je ne le supposais, je suis tout de même agressée par une actualité où les choses les plus ineptes sont celles qui font le plus de bruit, et je ne peux donc échapper, moi qui m’étais insurgée contre l’enterrement national fait à un chanteur qui s’était domicilié à l’étranger pour ne pas payer ses impôts, aux suites de cette mort glorieuse, c’est-à-dire à sa succession et au fait qu’il a dépouillé ses deux enfants aînés… Des journaux les plus sérieux aux plus satiriques, les portraits et les considérations sur l’attitude de sa veuve remplissent les colonnes, jusqu’à nous infliger l’image consternante de la grand-mère de l’intéressée, gérante problématique de la succession musicale du chanteur. Vous me l’accorderez, c’est passionnant !

Autrement plus sérieux, mais tout aussi jeté en pâture à l’opinion, les dénonciations des violeurs, toucheurs, frôleurs et complimenteurs, qui font dire à Caroline De Haas « Osez le féminisme », dans l’Obs que « un homme sur deux ou trois est un agresseur sexuel » et la dame de se féliciter de l’initiative #balancetonporc et #metoo… Si je suis nulle en chiffres, Haas l’est en précisions, car est-ce que ce terrible pourcentage s’applique à la France ou au monde entier, des Papous (pas de rapprochements linguistiques s’il vous plaît) aux Inuits et autres… ? Est-ce un homme sur deux ou sur trois, ça fait une sacrée différence, d’ailleurs dites-moi laquelle, vous qui savez compter. Tous dans le même sac les Tariq Ramadan, les Gérald Darmanin, les Nicolas Hulot, ça fait froid dans le dos, mais d’après Haas, ce sont les hommes qui, eux, vont avoir chaud aux fesses ! Comment en est-on arrivé à ce que des personnes investies d’une certaine responsabilité puissent dire de telles inepties ! Merci, mes chères consœurs, les Catherine, d’avoir exprimé votre pensée, quitte à ce que nous passions toutes pour de vieilles réacs !

Puisque râler est à l’ordre du jour, j’ai noté que la TV, en ce triste mois de février (triste parce que froid et inondé), a de bien pauvres programmes, toutes chaînes confondues…Le samedi soir, au retour d’un dîner ennuyeux, on pouvait rire un peu et s’informer avec On n’est pas couché, mais désormais, l’émission n’a plus qu’une fonction soporifique tant les gags de Laurent Ruquier sont éculés et la méchanceté de Christine Angot trop flagrante.

Un rayon de soleil cependant dans le paysage audiovisuel, l’arrivée de Thomas Sotto en tant que remplaçant de Laurent Delahousse qui, semaine après semaine, par ses interventions fines et pertinentes, réveille le 20 heures de France 2. Son recadrage amical de Jamel Debbouze était un petit bijou : pris qui croyait prendre !

A Nice en février, car durant ce mois je n’ai pas dépassé le Var (fleuve), tout va bien, il neige le 26, ça n’était pas arrivé depuis 2010 !

Cet article comporte 1 commentaire

  1. Una Liutkus

    Bravo sur toute la ligne Hélène ! Quand à la neige, il n’y a aucune trace sur la Prom

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