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Édito de février

Je me disais, j’ai le temps pour l’édito, je vais essayer de leur concocter un sac de bonnes nouvelles, car vous en conviendrez, chers lecteurs, pour les mauvaises vous avez votre dose, mais je n’avais pas vu arriver la fin de ce mois de févier avec ses vingt-huit petits jours ! Alors, voici en retard, quelques news, bonnes ou mauvaises, selon le côté de la lorgnette.

Pour les bonnes, allez je vous l’accorde, notre président a dit à un djeun qui l’interpellait que nous n’avions plus que six à huit semaines de galère avec la Covid (voilà que j’énonce ce mot que je m’étais jurée de ne plus prononcer), mais très vite, sur les antennes,  quelques sachants  –vous savez ceux qui changent tous les jours et ont la particularité de dire le contraire de ce qui a été dit la veille – ont poussé des hauts cris, s’interrogeant sur une information que le président aurait glané on ne sait où ? Après, où mettriez-vous la peine de Nicolas Sarkozy, l’ancien président de la République, condamné à trois ans de prison, dont un an ferme, par le tribunal correctionnel de Paris, le lundi premier mars ? Si vous êtes Jean-François Bohnert, le procureur national financier, si vous lisez assidument Le Monde et si vous êtes de gauche (redondant), vous classerez incontestablement l’info dans la colonne des bonnes nouvelles. Si, en revanche, vous êtes Nicolas Sarkozy lui-même, ou un inconditionnel de l’ancien président et si vous êtes de droite (mais pas forcement), vous trouverez la nouvelle amère et vous la classerez dans la colonne des mauvaises. Cela dit, elle ne sera pas orpheline, car s’il fallait les énumérer toutes, les pages de mon blog n’y suffiraient point !

Alors, parlons plutôt d’art : les musées, concerts, salles de spectacles, n’ouvrent toujours pas et pour visiter les galeries, les foires, il ne nous reste que le virtuel, et le virtuel, moi, ce n’est pas ma tasse de thé, car s’il est une activité où la présence physique est indispensable, c’est bien celle les galeries d’art et les foires d’art contemporain ! Qui oserait soutenir que la confrontation avec une œuvre n’est pas indispensable ? Que restera-il de la perception de la matière, de l’espace, des dimensions, de la lumière, quand vous serez face à votre écran d’ordinateur ? Et humainement parlant, est-ce que tapoter sur votre clavier, remplacera le contact avec le galeriste, avec sa sensibilité sur l’œuvre et la démarche de l’artiste, même si, au final, le but pour l’un est de vendre et pour l’autre d’acheter?

Pour mettre à l’épreuve cette impression, je viens de visiter le FIAC* virtuelle et mon avis n’a pas changé. Quelle ennui cet effeuillage ! Son intérêt, cependant, est de voir proposées quelques œuvres à partir de 400€, ce qui ne m’était jamais arrivé en parcourant les couloirs du Grand Palais où, généralement, on vous répondait que l’œuvre était vendue quand vous aviez l’outrecuidance de demander son prix.

Loin de le présenter comme un sondage, voici ce que m’ont dit un collectionneur et un marchand d’art, interrogés sur le sujet:

Le collectionneur : «  Ce qu’on y montre n’intéresse pas une vraie clientèle, quant aux gens friqués, ils ne peuvent pas frimer dans les allées sur leurs achats, donc ils n’achètent pas…

Le marchand d’art : Ni moi ni mes collègues ne sommes vraiment intéressés par ces foires virtuelles  qui sont peu concluantes au niveau des ventes. Ils arrivent quand même à vendre de petites choses, la plupart du temps à un client déjà fidélisé, mais rarement à un nouvel acheteur. Impossible de cultiver la relation galeriste/collectionneur !

* FIAC, Foire Internationale d’Art Contemporain

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