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Édito de février

Dans mon blog de février 2022, il est assez surprenant de relire aujourd’hui les mots d’Emmanuel Macron. Je me cite :  » De son côté Emmanuel Macron, ce dimanche, nous annonçait : Cette guerre durera…  » En effet elle dure… et comme je ne veux pas me fâcher avec mes amis, je ne ferai pas d’autre commentaire…

Je ne vous parlerai pas non plus de l’affaire Pierre Palmade, ce triste fait divers monté en épingle par une presse essoufflée qui ne creuse rien, ne réfléchit pas, mais se contente d’ânonner les stupidités que d’autres ont dites avant elle. Pas plus que je m’insurgerai sur les directeurs de spectacles ô combien courageux qui déprogramment des pièces de théâtre écrites par ce détestable personnage, il y a plus de vingt ans. Quand aux réseaux sociaux qui voudraient presque le voir pendu, je ne commenterai pas leurs messages, mais je m’engage devant vous à de plus prononcer ou écrire cette expression insupportable « réseaux sociaux » jusqu’à la fin de mes jours !

Je ne passerai pas sous silence, en revanche, le drame encore brûlant – car la terre continue de trembler – de ces  50 000 turcs et syriens (dernier bilan) qui ont tout perdu, famille, maison et biens dans ce terrible tremblement de terre, sans parler des innombrables blessés. Tous ces gens n’intéressent plus les médias qui les oublient ou ne leur consacrent que quelques lignes en bas de page…

Je ne passerai pas sous silence, non plus, ce moment éblouissant de la 48è cérémonie des César, d’abord parce que cette statuette me rappelle mon vieil ami César Baldaccini, auteur de la sculpture, que le monde de l’art a tendance à vouloir oublier alors qu’il reste pour moi l’un des nos meilleurs sculpteurs français de son époque, pour ne pas dire le meilleur !

Mais revenons à ce moment rare, où Brad Pitt, célébrissime acteur américain de 59 ans, a fait une entrée aussi remarquée qu’inattendue sur la scène de l’Olympia. Pendant un peu plus de cinq minutes, il a rendu un vibrant hommage au réalisateur et producteur américain David Fincher, auréolé d’un César d’honneur. Pas la  peine de rappeler l’élégance décontractée d’un des plus beaux gosses du cinéma américain, mais ce que nous ne savions pas et que ne connaissait pas l‘aréopage médusé de l’Olympia, c’est l’élégance de la pensée de ce beau diable qui rappela combien Fincher avait été important pour lui : « C’est un privilège d’avoir joué dans trois films de David Fincher (…) Si vous ne l’aviez pas déjà compris, j’adore cet homme de tout mon cœur, et je suis ravi d’avoir pu lui tendre cette embuscade ce soir et de faire partie de cet hommage à l’un de nos plus grands conteurs d’histoires« , a-t-il déclaré, face à son ami particulièrement touché.

J’ai heureusement raté la brève interruption de la cérémonie par l’irruption d’une militante écologiste, mais contrairement à une presse qui n’y retrouve pas ses poulains, j’ai aimé ce palmarès peu tapageur mais extrêmement juste, avec le César à La Nuit du 12 de Dominik Moll, le meilleur film de l’année, celui de la meilleure actrice à Virginie Efira qui le méritait depuis longtemps et le meilleur second rôle masculin à Bouli Lanners, incomparable.

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