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Édito de juin

Je constate en relisant mon édito de mai, qu’une fois encore, j’ai pris d‘excellentes résolutions que je ne tiendrai pas, tant il est difficile aujourd’hui de chanter à la marquise : « tout va très bien !  Si je jette un œil sur l’actualité que me dit-elle ?

– Que le(a) Covid est revenu(e). Il (elle) était parti(e) faire un tour pour laisser les politiques jouer aux petits chefs, le temps d’une élection…

– Que les élections aux législatives n’ont pas été le troisième tour que prédisaient certains, mais qu’elles ont mis en place une belle pagaille de laquelle les extrêmes ont su largement tirer parti…

–  Qu’avec  la guerre en Ukraine, on est au cinquième mois – tiens ça me rappelle quelque chose –  et qu’il y a ceux qui la font, ceux qui la filment, la photographient, la commentent, la jugent, jusqu’à en faire une émission de télévision ! C’était le 30 juin, sur France 2, un documentaire titré «Un Président, l’Europe et la Guerre » où la caméra de Guy Lagache payée (je suppose) pour filmer Emmanuel Macron à l’Élysée et dans ses déplacements au moment où la France prenait la présidence de l’Union européenne, a vu s’inviter dans le paysage, la guerre en Ukraine. Si je devais en faire la critique, je dirais que l’œuvre est bien filmée, bien jouée – de quoi nous rassurer sur l’avenir des fonctionnaires et des politiques qui figurent au générique – mais que le scenario manque sérieusement de clarté et que la mise-en-scène frise parfois le ridicule… C’est ainsi, nous sommes dans la société du spectacle !

– Que les des États-Unis, ce pays allié, joue délibérément les va-t-en guerre dans le conflit qui occupe l’Europe et que sa Cour Suprême se lance, crescendo, dans des décisions dangereusement archaïques comme des restrictions sur le port d’armes dans plusieurs États, la révocation du droit à l’avortement et signe un véritable coup d’arrêt à la politique environnementale du pays en réduisant la capacité de l’Agence de protection de l’environnement à réguler les émissions de carbone des usines.

– Allo, allo, James ! Après ce triste panorama, quelles nouvelles de l’art et de Nice ?

– Tout va très bien, Madame la Marquise, l’art se porte très bien à la Biennale de Venise et à Nice, nous avons la Biennale des Fleurs et onze expositions jusqu’en décembre…

– Dites-moi, James, et le théâtre ?

– Pour le théâtre, Marquise, ça ne va pas fort ! On le démolit et pour l’instant pas grand-chose se passe, juste un couvent et une cuisine pour le remplacer !

Cet article comporte 6 commentaires

  1. Je trouve très juste ta vision pessimiste de mon deuxième pays les États Unis!
    Gérard Giblin

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