Edito de juin, ainsi que celui de mai
Les amis qui ne sont plus, la FN (pardon, je ne sais pas comment s’appelle la nouvelle mouture) qui est aux portes du pouvoir, un été qui ne se décide pas à s’installer, pas de quoi clore le mois dans l’enthousiasme !
Pour les commentaires sur la politique n’attendez rien de moi. Ne sont surpris que les sourds et les aveugles ou ceux qui traîtreusement espèrent repérer leur intérêt dans ce désordre. Je ne suis plus révoltée mais triste. Il est loin le temps où je militais avec mon amie Teresa et l’Adn pour tenter d’empêcher Jacques Peyrat de devenir Maire de Nice, ce que nous n’avions pu éviter. Les temps sont autres mais l’âme humaine est la même, elle n’a pas grandi.
C’était plus violent à l’époque, les opinions, pas la rue. Ayant organisé une exposition de dessins contre le FN dans ma galerie de la rue de la Terrasse (aujourd’hui Raoul Bosio) nous avions été molestées et les dessins affichés, jetés par terre. On savait pour quoi on luttait. Qui peut en dire autant de nos jours, alors que l’ambition et l’intérêt gangrènent la pensée.
Je n’ai rien à ajouter, mais l’exercice étant un peu court, ce coup d’œil sur le passé me rappelle mon édito de mai, qu’une machine imbécile a zappé.
Le voici, ressuscité !
Quelqu’un dernièrement m’a dit, comme ça, à brûle-pourpoint : tes éditos sont un peu réactionnaires. Ça m’a amusée d’abord. Ensuite ça m’a mise en colère, puis amusée à nouveau. Après tout, je suis vieille pourquoi n’aurais-je pas droit d’être réactionnaire ? Presque tous les vieux le sont, à part Edgar Morin, le centenaire ! Et puis est-ce que je les juge, moi, ces blancs-becs nés de la veille qui ne connaissent rien de leur propre histoire ?
Le réactionnaire, nous dit le Larousse est : celui qui se montre partisan d’un conservatisme étroit ou d’un retour vers un état social ou politique antérieur.
Te voila réactionnaire toi aussi, mon cher Larousse, car tu gardes ce bon vieux pronom démonstratif : celui, sans t’obliger à employer celle et celui de rigueur dans le monde d’aujourd’hui, politiques, médias, etc. Qui a donc décidé que c’était ainsi qu’il fallait désormais s’exprimer ? Et a qui profite cette anastrophe ? Aux femmes ? Je pense qu’elles s’en fichent royalement, exception faite de quelques excitées… Alors oui, si on touche aux règles grammaticales et lexicales, je suis farouchement réactionnaire !
Finalement, que ce soit le vocabulaire, le sexe, les sexes, la politique, la nature, le climat, l’art, la religion, la mort… La question n’est pas : c’était mieux avant mais j’aimais mieux avant. Alors novateurs de tous poils, réfléchissez avant de juger vos vieux semblables et soumettez-vous au test des deux colonnes, c’était mieux et j’aimais mieux, et vous aurez peut-être quelques surprises.
Maintenant, si vous vous estimez novateur ou novatrice, jouez aux deux autres questions : c’est mieux maintenant et c’était mieux avant. Là encore, si vous êtes honnête, vous n’êtes pas à l’abri de surprises.
Ma Chère Hélène, Chère Réac…tualisée,
Nos jeux de mots, ici et maintenant sont le jeu des maux du passé-présent.
Je placerais bien toutes tes interrogations futures en Majuscules !
« Mal-Être » d’une Société ( peut être d’une Civilisation…),
qui confond la guerre des Idées et la guerre des Hommes !
La différence est « Existentielle »; la Paix face à la Guerre…
Le Victor Hugo saurait Tribuner sans faillir sa citation, en sujet du Bac…2024.
Je n’opposerais pas les sujets, ils sont indissociables…Que ce soit avant, maintenant et Demain !!
Pour « les blancs becs nés de la veille » !
La Rue, La Place (Agora) du passé récent était notre terrain de jeu et de VIE.
Nous sommes nés voisin-voisine, cousine-cousin…Toi de Nizza la Bella.
Ma proche présence sur la planète Terre m’a fait naitre sur un confin…disputé.
Menton; « Perle de la France » (…Élisée Reclus), inscrit à l’entrée nord de la ville.
Aujourd’hui, dans cette cité moins « radieuse » qu’elle ne le semble,
plus d’un citoyen sur deux me parait Réac…
Faisant fi d’un passé pas si lointain pour pouvoir le méconnaitre.
Menton est vieille et réactionnaire… Bardée de sa confortable situation géographique…
En rappelant ton passé et tes luttes pour des idées de progrès,
tu soulèves mon propre passé…qui s’évanouit de tristesse dans le présent:
Ma proche famille était d’essence fasciste… Pour l’Italie de ces temps là,
c’était le paternalisme, le machisme et la force du « maschio » qui s’érigeaient en « raison du plus fort »…
Cela, semblait être l’ADN inscrit de longue date dans l’histoire d’un pays ou L’Unita, n’est jamais vraiment apparue que dans le titre d’un journal communiste et résistant. Le germe du fascisme est pluriel; il nait et s’étend comme une flaque brune de pétrole à la surface bleu marine de l’océan, pouvant pendre feu à la moindre étincelle !
Son expression ne peut être une idée neuve et féconde, c’est toujours une réaction:
« Elle » ou » il » puise sa verve sur les braises toujours vives du ressentiment, de la frustration et de la vengeance…
( voir la biographie NetFlix d’un petit caporal à moustache).
Le tribun n’est plus prolixe, il devient dictateur attisant la douleur des sentiments refoulés.
Castro, le fidèle communiste avait tendance à délayer, il n’en était pas moins Il Commandante…
L’anarchie c’est autre chose…
Élisée Reclus était anarchiste mais aussi géographe…et écologiste visionnaire.
Une existence de « réactions et de réactivités » à l’ordre du monde de son époque;
Une vie de voyages et d’échanges fertiles, une trace dans la mémoire des hommes.
Demain,
Le diplômé en géographie à l’insolente prestance, portant prénom de basketteur
risque de réussir un panier…venant de loin. Un lancer vers le connu d’une famille qui a peinée…et creusée en profondeur les sillons du ressentiment et de la réaction sur le terreau d’une démocratie malade.
Cela n’est pas sans me rappeler Platon dans le banquet, dédié à l’Amour…et la connaissance de soi :
« Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leur parole, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien ni de personne, alors c’est là en toute beauté et toute jeunesse le début de la tyrannie. »
En fait, de Front à Rassemblement il ne peut y avoir qu’un seul but inavoué; faire partie prenante pour renverser le passé-présent.
Ma Chère Hélène, Chère Réac…tualisée,
Nos jeux de mots, ici et maintenant sont le jeu des maux du passé-présent.
Je placerais bien toutes tes interrogations futures en Majuscules !
« Mal-Être » d’une Société ( peut être d’une Civilisation…),
qui confond la guerre des Idées et la guerre des Hommes !
La différence est « Existentielle »; la Paix face à la Guerre…
Le Victor Hugo saurait Tribuner sans faillir sa citation, en sujet du Bac…2024.
Je n’opposerais pas les sujets, ils sont indissociables…Que ce soit avant, maintenant et Demain !!
Pour « les blancs becs nés de la veille » !
La Rue, La Place (Agora) du passé récent était notre terrain de jeu et de VIE.
Nous sommes nés voisin-voisine, cousine-cousin…Toi de Nizza la Bella.
Ma proche présence sur la planète Terre m’a fait naitre sur un confin…disputé.
Menton; « Perle de la France » (…Élisée Reclus), inscrit à l’entrée nord de la ville.
Aujourd’hui, dans cette cité moins « radieuse » qu’elle ne le semble,
plus d’un citoyen sur deux me parait Réac…
Faisant fi d’un passé pas si lointain pour pouvoir le méconnaitre.
Menton est vieille et réactionnaire… Bardée de sa confortable situation géographique…
En rappelant ton passé et tes luttes pour des idées de progrès,
tu soulève mon propre passé…qui s’évanouit de tristesse dans le présent:
Ma proche famille était d’essence fasciste…Pour l’Italie de ces temps là,
c’était le paternalisme, le machisme et la force du « maschio » qui s’érigeaient en « raison du plus fort »…
Cela, semblait être l’ADN inscrit de longue date dans l’histoire d’un pays ou L’Unita, n’est jamais vraiment apparue que dans le titre d’un journal communiste et résistant. Le germe du fascisme est pluriel; il nait et s’étend comme une flaque brune de pétrole à la surface bleu marine de l’océan, pouvant pendre feu à la moindre étincelle !
Son expression ne peut être une idée neuve et féconde, c’est toujours une réaction:
« Elle » ou » il » puise sa verve sur les braises toujours vives du ressentiment, de la frustration et de la vengeance…
( voir la biographie NetFlix d’un petit caporal à moustache).
Le tribun n’est plus prolixe, il devient dictateur attisant la douleur des sentiments refoulés.
Castro, le fidèle communiste avait tendance à délayer, il n’en était pas moins Il Commandante…
L’anarchie c’est autre chose…
Élisée Reclus était anarchiste mais aussi géographe…et écologiste visionnaire.
Une existence de « réactions et de réactivités » à l’ordre du monde de son époque;
Une vie de voyages et d’échanges fertiles, une trace dans la mémoire des hommes.
Demain,
Le diplomé en géographie à l’insolente prestance, portant prénom de basketteur
risque de réussir un panier…venant de loin. Un lancer vers le connu d’une famille qui a peinée…et creusée en profondeur les sillons du ressentiment et de la réaction sur le terreau d’une démocratie malade.
Cela n’est pas sans me rappeler Platon dans le banquet, dédié à l’Amour…et la connaissance de soi :
« Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leur parole, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien ni de personne, alors c’est là en toute beauté et toute jeunesse le début de la tyrannie. »
En fait, de Front à Rassemblement il ne peut y avoir qu’un seul but inavoué; faire partie prenante pour renverser le passé-présent.
Sans enfants directs, c’est à ma nièce, mes neveux et petits neveux que je pense en écrivant ces quelques lignes, en commentaire aux éditos de mai retrouvé et de juin en cours d’actualité. Et cette conclusion non définitive…
– Rappelez vous toujours, que vous êtes les enfants et petits enfants de migrants, d’émigrés qui ont fuis ou se sont déplacés depuis leurs lieux racinaires pour des raisons qui, si elles devaient se résumer en un mot pourrait être; « La Liberté » de vivre et de s’exprimer sans contraintes, d’Exister.
Vos parents directs; entre deux guerres ou après la sanglante et horrifiante dernière guerre mondiale, sont des émigrés Italiens (…et peut être même d’ailleurs)
Votre arrière grand-mère, notre mère portait le nom de Schuler (élève, écolier ou écuyer littéralement) transmis par son père, d’une famille Allemande de basse Westphalie, qui a émigré d’abord vers la Suisse, puis vers les Hautes alpes, pour faire souche française à Chamonix (droit du sol). C’est la guerre qui a fait se rencontrer ces deux êtres différents, rapprochés par l’amour, ma grand mère et mon grand père maternels. Elle était infirmière de guerre, lui, guide de haute montagne. Jeanne et Willy se sont séparés tôt, trop vite…pour que nous le connaissions vraiment. Jeanne et sa fille sont demeurées sur leur sol, la Ligurie.
Combien de fois n’ai je entendu ma mère être traitée de » sale boche » par la famille « ignorante » de mon père ? Ce détail de cette histoire familiale est primordial, essentiel, existentiel… Savez vous que par ailleurs, le mot Schuler est un nom porté par des Juifs. Schule désignant la synagogue, à la fois lieu d’études et de culte…
Ma mère s’est battue, défendue, a résister avec ses seuls moyens, peu de moyens à l’époque pour une femme.
C’est ma grand-mère, Jeanne et son père Jacques, qui m’ont transmis un amour affectueux et tendre, un message de tolérance et de douceurs.
Je suis donc Juif, Italien, Allemand, Français et bien d’autres qualificatifs que je ne saurais retenir ici. Ce que je retiens, c’est la leçon de l’histoire mais il me semble que les élèves se font rares… Le tic toc de l’histoire se penche sur le Tik Tok à valeur électorale. Oggi, on elit un candidat de 28 ans, qui n’a jamais battu la campagne ni marché sous les pavés de la plage et qui se déclare comme la nouvelle flamme d’une France à l’heure de l’Olympe… Bonjour tristesse !
» L’échange des mots ne sert qu’à gagner du temps avant l’échange des coups, parce que personne n’aime recevoir des coups et tout le monde aime gagner du temps.
Les chiens et les chats sont de plus en plus nombreux… Mais notre territoire est trop petit, Les hommes trop nombreux, les incompatibilités trop fréquentes…pour qu’il y ait encore de la place pour la raison. » Bernard Marie Koltès.
Dans l’exclusion, il n’y a pas de place aux débats des idées.
C’est le spectacle désolant que nous offrent actuellement nos responsables de la politique à venir; ils oublient les idées, les bonnes nouvelles idées pour se pencher au chevet du patient Démocratie… Et ce n’est pas pour lui instiller une orbe thérapeutique.
Si l’on ne choisit pas sa famille, on a toujours le choix de ses idées.
Aux enfants Avenir.
Jean-Jacques Campi.
…à suivre. Jean-Jacques
je vais lire la suite avec grand intérêt !
j’attends la suite avec curiosité et impatience !