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Édito de novembre

J’aurais bien zappé cet exercice de fin de mois, tellement les nouvelles qu’il faudrait avoir l’aplomb de ne pas lire, sont atroces. Les nations continuent à s’entretuer, un adolescent de quinze ans assassine ses parents et met feu à leur maison, ce qui exclut le coup de tête, le pétage de plomb comme disent les journalistes qui écrivent comme leurs pieds. Quant aux djihadistes, religieux ou pas (où est le problème puisque assassin toujours ), le dernier en date qui a un nom à coucher dehors dont je me passe très bien de retenir, tue et blesse de pauvres passants avec un couteau et un marteau, ce qui fait écrire à un crétin de service, je cite : «Les enquêteurs vont notamment devoir chercher à déterminer quand les armes de l’agression ont été achetées ». C’est sûr, avec de tels indices, l’enquête va très vite être résolue, tenez, moi par exemple qui ait un marteau dans ma boite à outils et des couteaux dans ma cuisine, ça en dit long sur mes intentions d’en découdre… Passons, j’avais pourtant juré de ne plus m’énerver, mais l’imbécilité me fait sortir de mes gonds

Alors oublions ces tristes nouvelles et regardons autour de nous à Nice, puisqu’il s’y passent de belles choses. L’art, qui a parfois le don de me mettre en colère dans ma ville, je pense aux animaux géants de Monsieur Orlinski, nous a offert ces derniers jours une belle manifestation : OVNI, désormais appelé le Festival OVNI ! La manifestation s’est, je pense, définitivement ancrée comme l’événement phare des arts plastiques à Nice, telle que l’est depuis longtemps la musique, avec le Festival du Jazz. La presse nationale salue OVNI,  les représentants de divers pays envoient leurs artistes pour y participer et les institutions le soutiennent, mieux que du bout des lèvres, mais pas assez quand même. Localement, d’avantage de lieux demandent à être inclus dans la programmation, ce qui est gratifiant pour Odile Redolfi, sa créatrice et vaillante organisatrice. C’est également réconfortant pour Nice, qui recalée, on sait pourquoi, dès le premier tour pour être candidate en 2028 au titre de Capitale européenne de la culture, voit que l’art reste, quoi qu’il en soit, pour elle, un atout important pour briller.  Les vidéos présentées à OVNI ont sensibilisé un public à un medium dont il a découvert les qualités, les questionnements, l’inventivité. Elles ont aussi donné leurs lettres de noblesse à des lieux dont on n’avait pas vraiment décelé les possibilités, comme le 109 par exemple. Enfin OVNI a uni entre elles, des chapelles trop souvent recroquevillées sur elles-mêmes, pour les faire participer ensemble et dans la joie à la fête de la vidéo d’artistes.

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