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Edito de novembre

Ce fut un mois mouvementé, aussi bien à l’international qu’au national, politiquement effarent d’incohérence, de bêtise, de cupidité, de mauvaise foi, sans que rien, en revanche, de grand ou de remarquable ne se soit profilé à l’horizon. Comme nous sommes déjà le 4 décembre, je tiens avant tout à vous demander de bien vouloir m’excuser pour mon silence et celui de mes collaborateurs qui, tous trois, ont eu leurs raisons ou leurs envies de choisir l’école buissonnière. Rien sur le cinéma de la part d’Isabelle Véret, pas de note de lecture de Thierry Martin, quant à Jean-Jacques Campi l’art n’a pas fait vibrer son cœur ce mois-ci.

Dans mon cas, quelques petits problèmes de santé m’ont éloignée de l’actualité et de l’art*, et des développements qu’ils engendrent, intéressants parfois, amusants, ça arrive, souvent exaspérants et commentés par moi hors de toute bien-pensance, la plupart du temps. Ne m’étant nourrie que de livres, j’ai laissé de côté la presse écrite, les journaux télévisés et autres médias jusqu’à aujourd’hui où j’ai ouvert à nouveau le robinet de l’info pour lire deux brèves qui m’ont amenée à méditer, et à vous transmettre sous la forme d’une petite fable ma curieuse cogitation :  « Un patron meurt dans les locaux de son entreprise de produits sidérurgiques, enseveli sous 15 tonnes de ferraille ». Et pendant ce temps, Bernard Arnault, le patron des patrons, deuxième fortune du monde, est élu à vie, à l’Académie des sciences morales et politiques. Le patron qui veut être partout, tout le temps, éternellement, a recueilli vingt-sept voix sur quarante (loin d’une unanimité) au premier tour et siégera donc au fauteuil de Denis Kessler, laissé vacant depuis sa mort, en 2023. La moralité, s’il y en avait une, et il n’y en a évidement pas, me fait penser à la question posée aux enfants : lequel est le plus lourd, le kilo de plumes ou le kilo de plomb ?

* Mon indisposition m’a empêchée de relater la dixième session « Le Grand Jeu » du festival OVNi qui a été inaugurée le 15 novembre 2024 à Nice.
Elle m’a obligée aussi à annuler dans le cadre d’OVNi, l’installation vidéo (UN)MAKING-OF – Les soucis de l’exposition de MARCEL BATAILLARD & BENOÎT GRIMALT CHEZ LOLA GASSIN
OVNi (pour Objectif Vidéo Nice) aura lieu désormais en Biennale. Je vous tiendrai, en temps voulu, au courant de la session 2026.

Cet article comporte 1 commentaire

  1. …J’écrivais, j’écrivais et le temps s’en allait ! La jachère est une terre au repos qui promet de nouvelles moissons, plus vigoureuses et prolifiques. Nous promenons nos stylos emplumés de soleil sur la page vierge de nos nuits blanches…avant que ne vienne la neige. En te souhaitant, chère Hélène, un bon bout d’an en santé renouvelée.
    Jean-Jacques

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