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Edito d’octobre

Les derniers événements qui endeuillent l’Espagne ne me permettent plus de me sentir agacée par cette fameuse phrase rabâchée par toutes les chaines : « compte tenu de réchauffement climatique » car réchauffement climatique il y a, mais ce que je souhaiterais voir revenir en boucle, ce pourrait être l’étude intelligente et non partisane, des remèdes à y apporter. Terroriser l’humanité ne la rend pas meilleure, mais, au contraire, annihile les bonnes volontés, paralyse les initiatives originales surtout lorsqu’elles viennent d’un clan adverse. On entend plus souvent « à quoi ça sert, ça ne marchera jamais » que « c’est une idée, pourquoi ne pas essayer ? ».

La peur a pris le pas sur le courage. Même les Etats-Unis, pays de l’optimisme et de la foi, religieuse comme laïque, craint soudain cette élection qui approche et qui ne semble plus augurer, d’un bord comme de l’autre, que de noirs pressentiments. Les Démocrates redoutent le chaos si Trump gagne et les Républicains appréhendent que l’Amérique ne soit plus l’Amérique si Kamala Harris devient Présidente des USA mais des deux côtés, ils se protègent de l’extérieur et les perdants risquent d’être les Européens qu’ils ne craignent pas.

 Si les Etats-Unis d’Amérique auront quoiqu’il advienne, une présidente ou un président – vous avez noté l’ordre de mes préférences –, la France, après l’avoir adulé, honnit le sien et le charge de tous les maux. Mais la règle étant la règle, nous l’avons encore pour trois années pendant lesquelles, peu confortable sur ses terres, il préfère joueur les voyageurs de commerce à l’étranger, porteur de décisions qui souvent, sèment la zizanie, cet impétueux jeune homme !

Vous l’avez compris si l’Amérique a peur, la France, elle, hait. La Droite et la Gauche se haïssent, c’est de bonne guerre, mais chaque parti hait aussi son frère qui n’en est pas vraiment un ! Les Français de souche veulent virer les étrangers, les automobilistes haïssent les cyclistes, et les deux écrasent les piétons, les femmes haïssent les hommes, alors que les hommes violent les femmes et les avilissent. Les pauvres détestent les riches et les riches n’ont rien à foutre des pauvres ! Quant aux rats des villes ils envahissent les rats des champs !

Alors, mon cher octobre, quelle dure saison que cet automne 2024 ! Quel est votre pronostic pour novembre ?

Meilleur ?

Cet article comporte 1 commentaire

  1. Ma Chère Hélène, chère Indignée…
    Octobre, m’évoque toujours cette chanson phare de Francis Cabrel:
     » Le vent fera craquer les branches/La brume viendra dans sa robe blanche/Y’aura des feuilles partout/Couchées sur les cailloux/Octobre tiendra sa revanche… »
    L’Espagne; « sèche » depuis des mois, voire des années pour certaines régions est « assommée » par des trombes d’eau déversées sur la si belle Valence et ses orangers flamboyants. Des bénévoles, des solidaires accourent des zones épargnées pour soutenir leurs compatriotes… D’autres, nés sur la même terre, tentent dans le même temps, de dévaliser les grandes surfaces éventrées par la violence de la dépression à peine passée… Des Anges et des chacals pour la même catastrophe, dans un pays qui sait ce que veut dire inquisition, fascisme, Guernica…
    Certains semblent oublier Cervantes, les poèmes révolutionnaires de Federico del sagrado corazón de Jesús Garcia Lorca… Luis Buñuel et Viva la Muerte…
    Tu… Nous, ne perdons pas nos valeurs mais dans la brume du réchauffement climatique, ce sont les phares qui perdent leurs visibilités quand les navires de la vérité et de la connaissance rejoignent le port…
    Le pays du « roi des rois » des peintres (Diego Velásquez) sait encore revêtir les masques des pires personnages de la peinture engagée de Francisco de Goya…
    Dualité !! L’Amour du prochain et la haine de l’étranger… L’amertume du ressentiment ne peut avoir un goût subtil et libérateur qu’au prix d’une découverte de soi même et pour une démocratie responsable. Il ne s’agit plus de séparer les pouvoirs dans la virtualité actuelle et l’intelligence artificielle, qui n’a de profondeur que sa superficialité…
    Un genre nouveau de dictateur pointe son nez de menteur…au pied des Rocheuses, du Montana et de tous ces états que l’on a tant rêvés unis et qui s’opposent plus ou moins comme la guerre civile ET FRATRICIDE de sécession qui a tant permis d’espoirs parmi ses victimes, plus nombreuses que les guerres mondiales qui l’ont suivi…
    Une chanteuse Country et Pop, DES FEMMES américaines de toutes les couleurs de peau et de pensées vont, peut être… décidés du sort de cette Amérique capricieuse et déjà blessée par ses contradictions et ses paradoxes…
    Octobre est passé et bientôt l’automne…Les feuilles mortes ne se ramassent plus à la pelle…On souffle maintenant, avec des moteurs bruyants, les feuilles sèches dans les caniveaux qui s’engorgeront à la première tempête sur le port de notre ignorance persistante…
    « L’histoire apprends mais il n’y a pas d’élèves » Gramsci
    Que novembre vienne, nous l’accueillerons avec vaillance et sans peur du lendemain…
    Et si il faut, s’ il le faut vraiment ! Nous résisterons, sans ressentiments sur la mer de l’espérance.

    Jean-Jacques CAMPI

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