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Édito d’août

Le mois d’août étant celui des vacances pour tout un chacun, il a consisté dans mon cas à m’éloigner du monde l’art… Je m’interroge alors sur la place que prend cet univers dans ma vie. S’il est devenu synonyme de travail, il me faut alors changer de braqué pour retrouver à nouveau le plaisir que j’attends de lui.

J’ai relaté quelques expositions sur la Côte d’Azur, pas assez cependant car elles sont, pour la plupart, intéressantes et riches. J’ai prévu d’en faire un récapitulatif non exhaustif sous forme d’une balade parmi des lieux et des œuvres, une fois l’exposition Cinematisse, vernie, le 19 septembre 2019, au Musée Matisse..

Que retenir alors de ce mois d’août, à part la chaleur, les attentats aux USA et ailleurs, le passage d’une météorite, la multiplication des feux de forêt dans l’Amazonie brésilienne et les combats de coq qui les ont commentés durant le G7 à Biarritz… Alors pour être people à la Française et parce que ça fait aussi partie de l’ouverture de la chasse aux prix littéraires, je commenterai « On n’est pas couché », l‘émission de Laurent Ruquier, dans sa nouvelle formule, le 31 août sur France.2.

Elle a bien commencé. Le décor est flambant neuf, style Vivement Dimanche, moins casse-gueule cependant que précédemment – finies les marches assassines. Ruquier y siège et pour cette première,  entouré de deux polémistes,  Adèle Van Reeth, philosophe et Franz-Olivier Giesbert, écrivain, journaliste – Fréderic Beigbeder, pressenti, ayant élégamment déclaré forfait la veille  ! Côté invités, je ne parlerai que des livres, exception faite du beau timbre de voix d’un nouveau chanteur : Antoine Élie.

Deux écrivains sont présents, Gilles Rozier pour son roman« Mikado d’enfance » – une chronique familiale que j’ai envie de lire –, Éditions de l’Antilope et Lionel Duroy pour « Nous étions nés pour être heureux » Éditions Julliard, mais une présence plane sur ce monde de l’écriture, annoncée et sans doute très attendue, celle de Yann Moix et de son dernier roman, Orléans, chez Grasset.

Soudain, l’homme est là, le teint blême, les yeux incroyablement cernées, symbole d’un drame qu’il a voulu théâtral et – pardonnez ma dureté– surjoué !

Du Moix absolu, comme il sait et a toujours su en faire, sur les plateaux en tout cas. On s’attendait à parler littérature et c’est à terre que l’homme se jette et bat sa coulpe avec un excès qui dérange, « je suis une ordure », « je suis un lâche » ; une auto- flagellation par laquelle il tente d’escamoter le sujet polémique de son livre pour mettre en lumière une sombre histoire de sale potache qui a vingt ans a produit d’abjectes caricatures antisémites. Viennent alors les demandes de pardon, réitérés, adressés aux juifs, et en particulier à Bernard-Henri Levy, avec cette profession de foi : « moi qui n’est cessé de reconnaitre la légitimité d’Israël ». Sur le plateau, face à ce repentir paroxysmique, personne ne bouge, ni Zabou Breitman, ni Gilles Rozier, pourtant tous deux en droit de commenter… Le malaise est grand, décryptable sur tous les visages et si, en journaliste enfin, Ruquier tente de recentrer le débat sur le sujet du livre « Orléans », l’enfance martyr de Yann Moix, alors de coupable Moix devient accusateur, suppute des amitiés d’extrême droite à son frère qui n’est peut-être pas étranger à la divulgation des caricatures, murmure-t-il…

Devant ce lavage de linge sale sur la famille, il n’est pas certain qu’« On n’est pas couché » le premier  talk show de la rentrée télévisuel me donne vraiment envie de veiller  !

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