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Hommage aux victimes du 14 juillet 2016

 « Je me souviens parfaitement, c’était un jour de joie ».

C’est ainsi que commence le discours d’Eric Dupond-Moretti en hommage aux 86 victimes de l’attentat de Nice du jeudi 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais, à Nice. Nous aussi, nous nous souvenons de cette foule venue admirer le feu d’artifice sur la promenade, à Nice. Quatre-vingt six personnes sont décédées ce jour-là, et des centaines d’autres ont été blessées…

Ce 14 juillet 2022, sur la promenade des Anglais, Nice a commémoré cette date tragique. Sous un voilage de tissus blancs, des rangées de chaises transparentes attendaient les familles endeuillées et brisés par l’acte d’un fanatique décidé à sauvagement tuer.

Sur le pavé, se dressait la sculpture de Jean-Marie Fondacaro « L’ange de la baie », que célébraient les enfants des associations de victimes et les enfants de la Ciamada Nissarda sur une interprétation à la harpe de « Fuir le bonheur » par Scarlett Khoury. Six coups de canons ont retenti, en hommage aux six années déjà passés depuis l’attentat.

Une fois ce décor planté et les officiels en place, les responsables des Associations : Une voie des enfants, Life for Nice, Memorial des Anges, Promenade des Anges, nous dirent  leur douleur toujours présente et leur espoir de la voir prise en compte par un procès dont ils espèrent beaucoup…

Si j’ai titré mon texte d’un mot de notre Ministre de la Justice c’est qu’il s’applique à bien des situations où un phénomène brutal brise soudain une harmonie.

Moi aussi« Je me souviens parfaitement, … ». Hippolyte le fils de mon amie Sonia, voulait absolument voir le feu d’artifice alors que nous, les grands, nous discutions cinéma dans mon jardin, autour d’un verre de rosé. Hippolyte, en enfant décidé, ne faisait pas de caprice, mais je lisais dans ses yeux une telle attente que je m’écriais  « Allez, viens, on y va ! ». Au pas de course, car les fusées commençaient à pétarader, nous avions rejoint le Prom, à la hauteur du Negresco. Quelle récompense de voir les fusées multicolores et multiformes éclairer le regard émerveillé de l’enfant. Dans le silence retrouvé Hippolyte me manifestait son enthousiasme quand une foule soudain fébrile s’est mise à nous bousculer… « On rentre vite » ai-je dit à mon petit compagnon, j’ai peur de la foule, quittons la Promenade par la rue Meyerbeer et nous serons plus tranquilles. Mon inquiétude soudaine nous avait mis inconsciemment à l’abri d’un terrible drame. Les 86 victimes du camion tueur, n’eurent pas cette chance. Hippolyte avait six ans, il n’oubliera jamais…

Plus encore que les chagrins exprimés, les souhaits énoncés, les promesses faites, ce fut le silence absolu dans lequel furent articulés chaque nom des 86 victimes qui porta l’émotion à  son paroxysme. Un silence qui dura le temps que chacun dépose une rose blanche au pied de la stèle. Seul le chant persistant de la harpe accompagnait ce recueillement.

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