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Vue d'un stand

La 51e édition du Salon Antibes Art Fair

 

Tom Wesselman « Nude 26 »

Mon exploration des Foires d’art contemporain sur la Côte d’Azur s’est enrichie d’une visite à Antibes Art Fair, un salon vieux de 51 printemps qui, compte tenu d’un certain désamour du public pour le mobilier ancien s’oriente de plus en plus vers la création contemporaine et plus particulièrement vers les grands noms de la peinture et la sculpture du XXème siècle, que dans le jargon du monde de l’art nous appelons le second marché. Dans la tradition des chineurs, chère aux antiquaires, c’est dans cette esprit qu’il faut chercher la perle rare dans les propositions faites par les exposants du salon d’Antibes qui sont de plus en plus nombreux à céder à cette sirène parfois trompeuse… Certes Bernard Buffet et Hans Hartung étaient déjà accrochés aux cimaises les années précédentes, mais aujourd’hui on découvre des Andy Warhol, Tom Wesselman, Bernar Venet et Diego Giacometti  chez Art Moderne Galerie et  Manuscripta nous propose, sur Polaroid, le plus mystérieux petit portait de femme par Balthus,  une quintessence modeste mais délicieuse de l’art de ce grand peintre.

Alberto Giacometti

Ces géants de l’art contemporains ont quitté un moment les grandes galeries qui les défendent pour s’offrir au désir de plus en plus fréquent d’une clientèle très argentée pour laquelle avoir de tels noms dans ses murs garantit un statut de connaisseur d’art contemporain. Cependant Antibes se veut aussi un lieu désormais tournée vers la nouveauté contemporaine, mais il reste beaucoup à faire dans le domaine de sur ce qu’on appelle aujourd’hui les artistes émergents. Il est curieux d’ailleurs que les galeries régionales et parisiennes n’aient pas encore compris que s’ouvrait là un marché pour faire connaitre leurs jeunes artistes.

Redoutent-elles la contiguïté avec l’antiquité? Il est pourtant facile de sectoriser les deux activités. Des artistes comme Robert Combas sont très présents et on ne peut pas bouder son plaisir devant les œuvres chez ANG, de Claude Gilli, un artiste phare de l’école de Nice qui a considérablement participé à l’affirmation du pop art français.

Bernard Aubertin

De même, comment ignorer la présence, chez Davide Antichita, de trois belles pièces de Bernard Aubertin, un créateur qui a participé au renouveau artistique des années 60 avec le groupe Zero de Düsseldorf. Ses œuvres basées sur la couleur rouge, une teinte liée à l’élément feu, utilisée comme un outil d’intervention. Ce sont aussi les sculptures de César qu’on a le bonheur de revoir désormais plus présentes sur le marché aujourd’hui que celles d’Arman …

Voilà quelques belles pistes qui devraient inciter les galeries d’art contemporain à investir un marché qui leur est désormais ouvert !

En attendant ce grand renouveau necessaire, le Salon d’Antibes, créé il y a plus de 50 ans, est devenu l’un des importants salons français et le rendez-vous du printemps de tous les amateurs d’art. Initialement dédié aux antiquités, il évolue au gré des tendances et des goûts. Sa situation exceptionnelle sur le magnifique port d’Antibes, ne peut que charmer durablement les visiteurs et collectionneurs qui, désormais,  trouveront dans l’art moderne et contemporain, le design ou le vintage, au delà des antiquaires et bijoutiers, un terrain riche de découvertes.

Sosno, « Venus-de-Milo « ,1995

Afin de poursuivre ma visite de que j’ai appelé l’état de lieux de l’art sur la Côte d’Azur, je suis allée rendre hommage à Sacha Sosno pour les dix ans de sa disparition.  Sous le nom de  « Les sculptures envahissent le macadam !  » l’exposition proposée par Mascha Sosno invite à un parcours, dans les jardins de Polygone ainsi que sur la terrasse du grand Guetteur, située autour de la sculpture monumentale de l’artiste.

Dix ans après la pose de sa première pierre, la sculpture monumentale du Guetteur de Sacha Sosno reste une prouesse technique et la deuxième «“Sculpture Habitée“ (22 mètres de haut). Elle illustre en grand format et dans le domaine architectural, le concept de l’Oblitération créé par l’artiste. Pour fêter cet anniversaire, mais aussi pour commémorer la disparition de son auteur, en 2013, une exposition unique réunit pour la première fois des œuvres emblématiques de SOSNO, créateur du concept de l’oblitération, et d’Hervé NYS, qui fut son assistant et son ami,

Polygone Riviera,  Cagnes-sur-Mer.

 

 

Cet article comporte 5 commentaires

  1. Pas très contemporain (je veux dire XXI° siècle) tout ça… Andy Warhol, Tom Wesselman, Bernard Venet, Gilli, Sosno… je veux bien j’aime of course, mais aujourd’hui il y en avait quand même des artistes et de talent !

  2. Sans omettre certains artisans d’art, mis en valeur dans un bel espace consacré à eux seuls, dont le céramiste Edmond Guizol, avec des œuvres en tons pastels, d’une finesse qui n’exclut pas une force plastique certaine. Sergio Saad

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