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Marc Chagall, Le Cavalier mexicain en rouge et son cheval violet3 (1943). Gouache, pastel, encre de Chine et grattage sur papier, 50,6 x 37,8 cm. Nouvelle acquisition (2023). Photo : © DR / Nice, musée national Marc Chagall © ADAGP, Paris, 2023.

La richesse de l’offre culturelle sur la côte d’Azur   

Ce titre va sans doute vous sembler étrange alors que je me suis insurgée contre ces pseudos sculptures qui ont envahi l’espace public à Nice et qui, nous dit-on, ne sont pas là pour rester, exception faite d’une ou deux peut-être…  Seul, le chef-lieu des Alpes-Maritimes semble avoir été contaminé par cette invasion, alors que d’autres cités, comme Antibes par exemple, ont hérité sur son littoral d’une magnifique pièce de l’artiste catalan, Jaume Plensa …

Mais là n’est pas mon propos et Nice, heureusement, est sauvée par ses musées et leurs activités. C’est, en effet, sur la saison 2023 -2024 des Musées nationaux du XXème siècle des Alpes-Maritimes et plus précisément sur celle du Musée national Marc Chagall, récemment renommé, que repose un riche programme dont je donne quelques éléments en avant-première.

Détail manteau motif inspiré d’une œuvre de Fernand Léger. Conception, réalisation : étudiants du DN MADE (Diplôme National des Métiers d’Arts et du Design), lycée Les Coteaux, Cannes.

Comme le souligne Anne Dopffer, Conservateur général du Patrimoine et directrice des musées nationaux du XXème siècle des Alpes-Maritimes, dans son éditorial, certaines actions ont déjà eu lieu et perdurent comme Chagall et moi ! Regards contemporains sur Marc Chagall (13 mai 23 – 8 janvier 24) une exposition fêtant la construction et les cinquante ans d’effervescence artistique du musée et proposant un point de vue subjectif de personnalités d’aujourd’hui sur l’universalité et la contemporanéité de l’œuvre de Chagall. La saison 2023-2024 sera également marquée par quatre acquisitions pour le musée : Le Cavalier mexicain en rouge et son cheval violet, La Descente croix sur fond bleu, Le Violoneux, Le char d’Elie, maquette pour la mosaïque du musée national Marc Chagall, et par ailleurs, le projet Léger Défilé ! que je détaillerai par la suite * .

Notez aussi la présence de Pierrick Sorin (voir mon article dans le blog du 30/04/2023) Pierrick on the Moon au Musée national Fernand Léger à Biot dans le cadre de la 9eme édition d’OVNI Festival d’art vidéo et du 1er ou 3 décembre 2023 à l’Hôtel Windsor à Nice…

Revenons maintenant aux expositions, concerts, conférences, spectacles, vidéos etc.se déployant sur les trois institutions maralpines des musées nationaux qu’Anne Dopffer a évoqués. Des expositions importantes seront conçues en partenariat avec d’autres institutions. C’est le cas pour Chagall Politique, le cri de la liberté, à Chagall, organisée par Anne Dopffer avec le musée André Diligent-La Piscine de Roubaix et la Fundacion Mapfre de Madrid, qui donne un éclairage particulier sur l’œuvre de cet artiste humaniste profondément ancré dans son temps. Par ailleurs, comme chaque année, le public est invité à vivre les musées différemment, à l’occasion d’évènements exceptionnels autour de la création. Parmi les différents cycles (cirque, musique, performance dansée,  histoire de l’art et esthétique) on notera la venue de conférenciers prestigieux parmi lesquels Michel Pastoureau, grand historien des couleurs et la philosophe et philologue Barbara Cassin…

Néanmoins, comme on dit en langage contemporain, Less is more, j’ai gardé pour la fin un évènement qui comble mes attentes et qui, je l’espère, se poursuivra dans le futur, la rencontre les musées nationaux avec le MAMAC (Musée d’Art Moderne et d’ Art Contemporain) de Nice. Du 15 juin au 18 novembre 2024, nous assisterons à une grande Première d’un partenariat inédit, Fernand Léger et les Nouveaux Réalismes. Ce dialogue entre les deux collections majeures des Alpes-Maritimes permettra aux collections du MAMAC de se déployer dans les espaces du musée Léger pour venir à la rencontre d’un des pionniers de l’art moderne, le peintre Fernand Léger. Il faut également souligner que cet événement s’inscrit dans la continuité du cycle intitulé Vis-à-Vis, Fernand léger et ses amis.

Mais revenons aux Nouveaux Réalistes qui vont aller faire un long tour à Biot. Fernand Léger et son musée vont leur laisser une place prépondérante, nous dit-on. Peut-être est-il bon de rappeler que ce mouvement coïncidant avec l’essor de la scène artistique niçoise à partir des années 1950, constitue le noyau central des collections du MAMAC. Officialisé en 1960 par le critique d’art Pierre Restany, les Nouveaux Réalistes s’approprient le réel par une série d’actions portant à la fois sur une critique sociale, politique et artistique de la société de l’immédiat après-guerre. Ainsi, objets, matériaux et outils, sont saisis dans leur matérialité la plus banale, détournés et hissés au rang d’œuvres d’art. Il est évident qu’un lien historique et artistique fort existe entre Fernand Léger et cette nouvelle génération d’artistes. L’exposition s’ouvrira également aux ce qu’on pourrait nommer les nouveaux réalistes américains qui fleurissent à partir des années 1960, aussi bien à travers le pop art que dans l’art d’assemblage. Peut-on, pour autant, établir une filiation esthétique entre la génération d’artistes qui émergent outre Atlantique dans les années 1960 et l’œuvre de Léger qui vécut aux Etats-Unis entre 1940 à 1945 ? C’est encore une fois l’histoire de la poule et de l’œuf… Chez Leger, il me semble, tout était dans l’œuf ! A-t-on oublié le Léger cubiste ? Mais qu’importe les influences et les filiations quand il s’agit de grands artistes, la future exposition, mais si elle joue sur ce registre n’en sera que plus passionnante.

Cette exposition coproduite par la Réunion des musées nationaux-Grand Palais et les musées nationaux du XXème siècle des Alpes-Maritimes, en partenariat avec le MAMAC, musée d’Art moderne de d’Art contemporain de Nice. Un catalogue sera publié aux éditions Rmn-Gand Palais

Commissaire général : Anne Dopffer directrice des musées nationaux du XXème siècle des Alpes-Maritimes

Co-commissaires : Julie Guttierez, conservatrice en chef du musée national Fernand Léger et Rebecca François , attachée de conservation du patrimoine d’Art Moderne de Nice.

*Leger Défilé ! Une exposition en lien avec les collections du musée.

Du 24 février au 26 mai 2014

Organisée dans le cadre d’un partenariat initié en 2022 avec le DN Made du lycée Les Coteaux à Cannes, le musée présentera des pièces de costumes originales, directement inspirées de l’œuvre de Fernand Léger. Fruit du savoir-faire et de recherche des étudiants et étudiantes du DN Made, ces pièces textiles, leurs croquis et maquettes préparatoires proposeront un dialogue avec une sélection de tableaux et dessins de Fernand Léger.

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