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Oksana Chepelyk «The Garden of Divine Songs»

«  Le monde est tout ce qui est » OVNi folies, 8e édition

OVNi, Pôle de cultures contemporaines – Le 109, La Grande Halle

Simon Faithfull,  » Re-enactment for a Future Scenario »

Après une soirée un peu décousue au 109, agrémentée de longs discours, la visite de l’exposition «Le monde tel qu’il est » a été une magnifique surprise par la qualité des artistes choisis et l’aménagent de ce lieu difficile, mais cette fois parfaitement approprié au visionnage de vidéos excellentes.

Dans « le monde tel qu’il est, OVNi 2022 souligne la Folie de la guerre et propose un focus multiple sur la création d’artistes ukrainiens : Oksana Chepelyk, Hicham Berrada, Gillian Brett, Dylan Cote & Pierre Lafanechère, Simon Faithfull, Jérémy Grifffaud, Giulia Grossmann, Claudia Hart, Sky Hopinka, Mathilde Lavenne, Virginie Yassef & Julien Prévieux, Ian Simms, Pascual Sisto, Simone Stoll, Sofi Urbani, Haythem Zakaria

Oksana Chepelyk, la vidéaste qui en 2019 représentait le Pavillon ukrainien à la Biennale de Venise, est l’invitée d’honneur d’Ovni. L’œuvre inédite «The Garden of Divine Songs» after Hryhorii Skovoroda, 2022, Chepelyk exprime, sous une forme poétique, sa vision de Skovoroda.  A la recherche du bonheur à travers une vie en harmonie avec la nature, elle aborde les problèmes les plus cardinaux de l’existence humaine. Elle combine des motifs connus, empruntés à des sources littéraires avec des textes classiques, la Bible et les anciennes œuvres poétiques ukrainiennes et se forge ainsi son propre système de pensée axé sur sa philosophie du cœur.

Tout voir dans une exposition de vidéos flirte avec l’impossible dans le temps d’une soirée, je vais vous donner mes préférences ou tout au moins les vidéos qui ont retenu mon attention.

OVNi 2022, Hicham Berrada

L’œuvre d’ Hicham Berrada  « Presage22/04/2021_08h03, 2021,  16’42 » – Couleur », m’a particulièrement fascinée. La série des « Présages » réunit des paysages aquatiques activés chimiquement dans des béchers ou des aquariums, comme de petits mondes clos et séparés du nôtre. Ils sont composés à partir de minéraux plongés dans une solution aqueuse. Toute une palette de composants est déployée par l’artiste en fonction des couleurs et des formes qu’il souhaite faire apparaître. Avec Simon Faithfull, « Re-enactment for a Future Scenario #2: Cape Romano », 2019 – 06’00 » – Couleur », c’est la magie du lieu qui joue. L’œuvre plus photographique que vidéo n’en est pas moins captivante pour autant. Une silhouette s’est échouée parmi les ruines à moitié submergées d’un “Dome Home” futuriste situé au large de la côte ouest de la Floride aux États-Unis. Hantée par les souvenirs de l’ancienne habitation, la silhouette semble être capturée dans un étrange rêve –  le souvenir d’un futur qui n’a jamais eu lieu. Dans ce rêve le monde a subi un “sea-change”, les eaux ont repris ce qui leur appartenait.

OVNi 2022, Pascual_Sisto

Avec sa vidéo « Mnemonics of Shape and Reason », 2021,2021 – 04’13 » – Couleur », Sky Hopinka traverse la mémoire d’un lieu et d’un espace qu’il a visités. Employant une syntaxe originale de narration, il entrelace des paysages épars et réassemblés avec des couches de sons capturés, de textes poétiques et de musique. Récit rythmé des implications spirituelles du pillage colonial, les réflexions fluides de Hopinka transmutent les idées de malléabilité spirituelle liées à la terre, au ciel, à la mer, au mythe, au lieu et à la personne. La vidéo de Jérémy Griffaud « The Origin Of Things2022 – 08’00 » – Couleur nous embarque dans une forêt transgénique exploitée par une usine ultra-technologique depuis des centaines d’années. Elle a été créée artificiellement et est contrainte de produire des objets du quotidien. La forêt se révolte. L’affrontement concerne deux entités distinctes : l’usine et la forêt.

Dans la Grande Hall aussi, Le Forum d’Urbanisme et d’Architecture présente Oleksiy RADYNSKI avec  « Circulation (Колообіг) », un long traveling à travers les paysages urbains de la capitale ukrainienne, filmés au long de trois années depuis les fenêtres de trains en mouvement à travers la ville et ses marges. Condensée par le montage en un objet filmique de dix minutes, cette errance urbaine (qui est tout sauf erratique, mais au contraire dosée avec une extrême finesse) enchaîne, comme en un chapelet hypnotique égrené sans fin, un catalogue d’architectures et de paysages modelés et habités par l’homme, ainsi que de leurs infimes variations au fil du temps.

Du 18 novembre au 04 décembre 2022|

Le 109
 Centre culturel
89 Route de Turin · 04 97 13 32 56

 

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