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Cecile McLorin Salvant Nice Jazz Festival 2021

Nice Jazz Festival 2021

Le festival de jazz de Nice c’est ce qui depuis 1948 rythme les étés niçois, pour ceux qui, en tout cas, adorent le jazz. Personnellement j’y ai vu deux fois si ce n’est pas trois, Miles Davis, une fois Charlie Mingus, Ella Fitzgerald, Stéphane Grappelli, Herbie Hancock Quintet, Oscar Peterson trio, Connie Key, Dizzy Gillespie, Canonball Adderley, Charlie Mingus, Max Roach Trio, Celia Cruz, Art Blakey, Fats Domino, Chuck Berry, Carlos Santana, James Brown, des pointures inégalables et jamais égalées. On les écoutait en déambulant dans les allées des jardins de Cimiez, en grimpant aux oliviers quand se produisaient des stars. Quels souvenirs inoubliables ! Mais aujourd’hui la magie joue encore. Ce sont plus les grandes pointures du jazz car le jazz ne passionne plus les foules, seulement des aficionados, mais on peut y écouter des chanteurs et groupes nationaux et internationaux de très bonne qualité. Certes ce n’est plus Cimiez, mais il y a d’autres avantages. Celui de pouvoir s’y rendre à pied, par exemple, et échapper ainsi  à l’enfer  qu’était se parquer aux Arènes. Le Jardin Albert 1er a aussi son charme, avec son Théâtre de Verdure à la bonne acoustique, ses  food-trucks sympathiques, son élégante réception municipale.

Roberto Fonseca

Voilà pourquoi, après avoir été privés de la session 2020 pour cause de pandémie nous avons couru au Nice Jazz Festival avec une crainte cependant, ne plus retrouver nos marques, dépossédés du Théâtre de Verdure et contraints de rester le derrière collé sur nos chaises, Scène Masséna. C’était sans compter sur la construction d’une grande estrade qui permettait  d’accueillir 2 800 personnes chaque jour, contrat pratiquement rempli.

Après ce long préambule, j’en viens à la présence des artistes car c’est l’essentiel. Pour ma part une des qualités de ce festival est que j’y découvre chaque fois un artiste dont j’ignorais la valeur. Mon bijou de cette année : la voix de Cecile McLorin Salvant, du cristal pur ! Loin d’être une découverte pour d’autres, puisqu’elle est auréolée de trois Grammy Award et que  Wynton Marsalis dit elle : « Elle possède l’assurance, l’élégance, l’âme, l’humour ; la sensualité, la puissance, le registre, la perspicacité, l’intelligence, la profondeur et la grâce ; on ne trouve une telle chanteuse qu’une seule fois sur une, voire deux générations. » Que rajouter ? C’était un enchantement et si vous n’êtes pas particulièrement jazzy, écoutez son interprétation de « Ma Plus belle Histoire d’Amour » de Barbara et vous comprendrez à quel pont elle est à la hauteur. Parler d’elle sans mentionner Sullivan Fortner, son pianiste, est une hérésie car j’ai rarement entendu un artiste honorer si bien la chanteuse qu’il accompagne.

Dans un tout autre style, une bête de scène, Roberto Fonseca, nous a donné une soirée inoubliable grâce à la rencontre de son piano et de sa voix avec l’Orchestre Philharmonique de Nice  et le Nice Jazz Orchestra. Fonseca, en les dirigeant  de ses épaules musclées et de son sens inné de la musique, leur a donné l’incroyable souffle festif de Cuba. Omara Portuando, mémoire du jazz à Cuba et partie prenante de Buena Vista Social Club y a fait son apparition, comme déjà en juillet 2019, lors de la précédente session du Nice Jazz Festival..

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