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Le Théâtre de Nice Photo Béatrice Heyligers

NICE2028, un plongeon prévisible

J’ai lu dans Nice-Matin du 14 mars 2023, un dossier en pages 7, 8,9, concernant l’échec de Nice au concours de la Ville Capitale européenne de la Culture pour 2028 et j’ai été consternée. Par le résultat d’abord, mais pas surprise, et surtout par la rédaction d’un article qu’aurait refusé n’importe école de journalisme, tant on n’apprend rien sur ce concours, pas même sa thématique. La rappeler était essentiel pour y voir un peu clair : Nice 2028, Connecter l’inattendu, c’est ainsi que se dessinait l’objectif de NICE2028 : affirmer le rôle des nouvelles pratiques culturelles face aux défis environnementaux, sociétaux, économiques et humains.

Nice a fait un choix inattendu en proposant, comme axe structurant de son projet pour 2028, une prise de conscience des enjeux liés au bouleversement climatique, et par ricochet, un questionnement par ces enjeux, des nouvelles pratiques culturelles.  La candidature de Nice a visé à démontrer qu’un futur plus durable et soutenable est possible et que ce futur passe aussi par l’affirmation de choix culturels pertinents et même, dans certains cas, par une révolution dans la manière de créer, de promouvoir, de partager et d’héberger la culture », a écrit Jean-Jacques Aillagon, ancien ministre, président de la candidature NICE2028.

De la à penser que les quatre villes retenues, ClermontFerrand, Rouen, Bourges et Montpellier, ont eu un discours plus simple, plus clair sur leurs enjeux, moins inattendu que les assertions niçoises, qui ont voulu insister, non pas sur la Culture, mais sur les cultures, quitte à en désorienter plus d’un.

Je ne sais qui a pondu cette pensée digne du plus abscons des critique d’art pour résumer  les prétentions de la ville : une candidature d’ »innovation artistique pour sortir des sentiers battus, amplifier l’écosystème artistique. Et de co-construire la communauté des vivants résiliente ! ». Ne fallait-il pas craindre que certaines des dix doctes personnes composant le jury n’y perdent un peu leur latin ! Ou qu’il y ait eu, parmi eux, des amoureux de la pierre qui virent d’un mauvais œil surtout, qu’une ville postulant au titre de Capitale de la Culture, rase un théâtre et un auditorium ! Il faut se méfier du réel, il a la vie dure et si la Métropole était la première de France à avoir investi dans le métavers, le virtuel n’est pas encore le quotidien de tout le monde.

C’est sans doute, ce qui fait dire à raison, dans Nice-Matin, l’artiste Patrick Moya, maître de l’univers virtuel : « une candidature peut-être, trop en avance sur son temps » et à tort à Robert Roux, adjoint au maire, délégué à la Culture : « On a péché d’être trop bon ». Hélas non, nous n’avons pas été bons !

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