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Max Ernest
Max Ernst - The Fireside Angel (The Triumph of Surrealism)

Oraison pour un SuSurréalisme, 1924-2024.

Juan Gris « La fenêtre ouverte »

Cent ans après…Vivons « Nous » un nouveau Surréalisme ?

Littéralement ; Extravagant, risible…

Synonymement ; incroyable, dément, inimaginable…

Vulgairement ; délirant, original, inconscient…

Temporairement ; éphémère, invisible, illisible…

Contemporainement ; virtuel, artificiel, arc en ciel…

Extraordinairement ; rêvé…magique, indicible !

 

« J’aime la bouche fardée des mots. »  Michel Le Leiris **

Dans Grande fuite de neige. (Mercure de France – 1974)

 

Breton André, se retournerait-il enfin dans son Ernst pyramide ?

Magritte René, pourrait-il encore dessiner que ceci n’est pas une pipe ?1*

Dali Salvador, remonterait-il parfois l’heure…ramollie par ses montres ?

Quand on pense que toute cette mémoire vive viendrait du Dadaïsme…

Il y a vraiment de quoi devenir Madona & Lady Gaga !

L’Art nouveau précédait ce centenaire un peu fou, libertaire et créatif :

Pour dépasser la réalité gazeuse qui cognait sur les poilus de Verdun…

 

Cent ans ! c’est Mondo grosso…trois générations :

La génération du Père, Pierre qui atteindrait ses cent hivers au prochain 27.

Celle du baby-boom ; laquelle me présentait au monde libre…

Enfin, les glorieuses années qui sont sans peine deux fois 33.

« Atmosphère, Atmosphère… », Stratosphère oui !

L’anthropocène ouvre son calendrier de sûre intranquillité épidémique.

Saurons-nous un jour faire de nos amis ces virus-prions symbiotiques ?

© Centre Pompidou, GuyCarrad – Gisèle Freund, LeCorbusier, Paris, 1961

Il y a du politique dans le manifeste du Surréalisme de 1924…

Valery Paul va le déclamer fort-haut en 1927 par « La crise de l’esprit ».

« The Spirit » était déjà dans les tripes de Bacon Le Francis.

Peut on paralléliser les villes de De Chirico…désertes de personne,

Et nos cités camératisées, stérilisées, écrantisées ?

L’urbanisme hors City a perdu l’essence de la Bahaus School…

Et le charme fonctionnel du Sieur lunetté Le Corbusier ! 2*.

 

Installée dans sa Chaise longue basculante de 1928,

PerrianD Charlotte se Goss d’avoir influencée Ikéa et Cassina…3*

Femme avec un D, comme le Design dont elle dessinera le grand A !

Il faut s’arrêter sur les 2300 variétés de Bambous…

Dont elle étudie la flexibilité et la résistance comme un rachis in vitro.

Sa « maison du jeune homme » est empreinte de Supra-réalisme !

Starck Le Philippe y puisera son catalogue jusqu’au Design binocles…

 

Carte-collade en souvenir de Paris

Mais de ces « 93 » vont naitre les futurs acteurs du Surréalisme théâtral.

Au bout de la nuit sera et restera un voyage en point de suspension…

Céline, le bon docteur Destouches n’était pas une sainte n’y touche !

Cartes-collages et poèmes à croquer la pomme selon notre Prévert…

Serge, grand bougre timide transformera son look en Gainsbard !

Pilier de vers…Avant qu’il ne convole en justes notes avec Melody Nelson.

« Femmes je vous aime » se dansera dans l’« Hair » par Le Julien Clerc.

 

Le Bowie Davidien n’ira pas par quatre chemins pour sa Star’up Ziggy !

C’est vert citron, c’est vairon, c’est aussi sans comparaison !

Hagen…La Nina soulignera ses fards et son Punk rimmel saisissant.

Et puis…C’est la Vague ! Nouvelle déferlante sur la plage-page

…du nouveau roman, la nouvelle fashion de traiter « Les mots ».

De la génération Bataille-Truffaut et son colistier au Suisse regard 4*

Nous fûmes des ciné-fils sous la plume acerbe du Serge le Daney 5*.

 

Mais prenons la poudre d’escampette poursuivant Jeanne La Moreau ;

Nous étions haletants, la langue pantelante… « À bout de souffle ».

Miles et Juliette sur la chaussée Saint Germain, Ouf de Love…

En terrasse du Flore ou des Deux magots…sous la Lipp horloge.

Figure de proue Surréaliste, le latin quartier va se barricader !

À vol de moineau, Quasimodo-Quinn et Esmeralda-Gina, Lola…

Dansaient Hugo, Prévert et Alain Cluny sous le toit bossu de Paris.

 

MeToo day’s en celluloïd encore…Surpris par l’intelligence artificielle.

Versus du bon et du moins bon politique sous les saintes coupoles.

Carax ! brosse ses amants Dupont neuf au bout du Pont des arts…

Tout ce qui paraît surréaliste un temps, deviens le quotidien du présent.

Il n’y a pas d’exception à la vision d’un temps des moins de vingt ans !

37, 2 le matin sera la température de la photo magique du Beineix J.J.

Léonard dansera « The end of love » de Marianne sur les murs d’Hydra.

 

« Nous nous aimions le temps d’une chanson… »

En dansant sur les Stones et les quatre garçons dans le vent décoiffant.

Et Le Klein… Yves s’envolera dans l’intense bleu du même nom.

Les révolutions sont colorées, elles traversent océans et continents.

La maison bleue de San Francisco ébranlait « les Painted Ladies » de tout bois.

Les Beach Boys demeureront les B.B. Bop et Pop de l’autel California.

« Le lauréat » s’échappa du volant de son Alfa Roméo rouge Juliette.

 

Twombly le Cid, de l’automate écriture sur tableau gris-noir mythique…

S’offrira en grandes largeurs par l’éclat de sa lecture Grecque épique :

Cy ! Particulièrement, m’est cher et précieux pour son Supra-Lyrisme.

Le Surréalisme déroulé sur « On the road » à la pointe de Kerouac Jack.

Et la Pierre qui roule de Dylan en Bob, nous allions les remonter…

Comme un Sisyphe incisif en Action Painting et priorité Tachisme ;

Une « Tomato soup » en fer marquera « la fabrique » du Warhol d’Andy.

 

Hooper Edward ! Sans pareil…en suspension étrange de l’absente-présence.

Il fallait bien interroger la réalité dans les buvards de LSD…

Savoir de quel bois se chauffer sous les plants de THC…

Et par là ; ce fut l’Apocalypse…ici et maintenant, Now !

Guerres et Paix, en sarabandes psychédéliques et Doors alternées.

Jamais nos espoirs ne sont nés de cette tendre altérité si souhaitée.

Pas de voile sous Mesc…Aline, le blanc lapin d’Alice nous émerveilla de rêves.

 

Peace & Love, Imagine-toi sous ce toit sans lois. « Imagine » :

Hippies traversant le Golden Gate, pour se lover sur l’eau de Sausalito 6*

Parker ! l’oiseau rare du Jazz nous transportera de ses notes bleues.

Élégance et manigance, il n’y a pas plus chamane sourdine en cornet…

De la sibylline sonorité du Davisien…que je suis resté.

Miles a porté, emporté ses plus belles notes Si…toutes nues et retenues.

Bird & Trane lui transmettront leurs plus surréalistes accords Jazz free. 7*

 

Pas d’oratoire sans un savoir et faire savoir.

Il fallait y croire et bien voir…sans forcément vouloir.

Sur la réalité on allait rêvasser, se prélasser…du passé.

Comme un opium délicieux, un Albatros aux ailes déployées…

Baudelaire a déposé ses fleurs d’un mal contagieux.

La maladie d’aimer, histoires oubliées d’un temps du SidAimer.

Pessoa déambulera vers son bureau de tabac…une cirrhose au foie. 8*

 

Magritte « ceci n’est pa une PIPE »

Mais la pipe est devenue un calumet…des Amérindiens de la paix.

Un joint intime consumé de réalités et des qualités du « I have a dream ».

Tirée d’un panier éclaté de vérités pour une future Dream Team….

Le rouge et le noir ne s’épousent ils pas en Black & White de divines gorgées ?

Qu’en est-il de la Surréalité maintenant que Breton s’est Sur…passé ?

Que Dali a délaissé Gala sans voyeur et Port Ligat sans Cadaqués…

Quel Belge-Brel a repris « la condition humaine » de René ?

 

L’empire des lumières de Magritte aura ajouré nos cinémas Paradisio.

Sous l’œil inquiet du réalisateur des « Oiseaux » possédés !

Et le meurtre au troisième degré d’une future princesse dévoilée…

D’André Le Masson et Pierre nous savons ! Nous Soulager des…

Outre-noirs en encre de Chine d’Henri Michaux et des calligraphes automates.

Broue de noix, en bandes de quinçois sous la rasante lumière de la foi…

Le noir ne passera pas ! les 27 nuances de noir Vélasquez font foi.

 

Vert ! Couleur de l’espoir d’un Surréalisme créatif et délirant.

Autant de l’Islam que de l’Al-Khidr immortel, en fine soie du vert paradis.

Teinte des « Verts » de notre écologie si rudoiement badigeonnée au lit.

Verte rebelle, foncée d’espoir qui balance, attendrie par la chance.

Un SuSurréalisme naitra de la lave Vulcanique en chaudes…errances.

Par adaptation à ce monde changeant en constants mouvements,

L’intelligence est sans artifices, Narcisse vise dans un miroir virtuel troublant !

 

Tu veux un poème à pets ? un sonnet chtarbé ? un roman déjanté ?

Tape Tchat GPT… et tu seras désenchanté !

Comme une « Amazon » capée tu chevaucheras la sûre réalité…

Le drapeau arc en ciel flotte sur le monde LGPT, genre pété.

Est-ce bien si différent et étrange que Arthur, Guillaume ou Alfred ?

Rimbaud, Apollinaire et Jarry remixés sous ta plume sans majuscules !

Sexus & Nexus seront les prémices Porn & Hubert du Henri Miller membré.

 

Moreau, Picasso, Picabia… sur la toile infâme tu les ratureras à sec !

En copier-coller, déformés et reteintés par le logiciel « Chope sa photo ».

Muybridge, s’est tout d’un coup accéléré et lutte sans plus hésiter.

Tu entreras nu sous la cape du suppo Dalisien…Viens Zarathoustra mon chien !

Zorro t’attendra au virage du « nouveau » néant Nietzschéen.

Tu transformeras le monde par les Zippos de Marx-Freud avec I.A…

Jamais, nul ne vaudra l’imaginaire intelligent du Georges Le Perec.

Gaudi  » Sagrada Famiglia »

Susurre-moi, Suggère-moi, Surprend moi, Sur entends moi…

Toi mon toit, Surréalise toi, à la façon d’une reine & d’un roi…sans lois.

Super relativise nous…de tous ceux qui ne seront pas un tout.

Tout est en toi, Tout est dans tous les Loulous ! … pour vous !

Ne soit pas mou…réforme toi à passer par tous les trous étoilés.

Déforme-nous la réalité de trop qui Cool sous la symphonie des éclairs.

Gaudi dit… « Rien n’est inventé, parce que la nature a déjà tout écrit ».

 

Jean-Jacques Campi.                                              14 février 2024.

 

« Ce n’est pas la crainte de la folie

qui nous forcera à laisser en berne

le drapeau de l’imagination. »  Breton André (1896-1966).

 

Notes :

1* : Michel Foucault, philosophe, développera par une brillante démonstration, dans une petite plaquette, que cette œuvre symbolique de Magritte n’est vraiment pas une pipe… (Fata Morgana-1973)

2* : L’architecte, nous laissera « le cabanon » sur le chemin des douaniers de Roquebrune cap Martin…simple structure poïétique regardant aujourd’hui les tours, genre New-York, de Monaco.

3* : « Charlotte se gausse » … Les courbes de la chaise de Charlotte Perriand sont d’allure Gossienne. Elle influencera les douceurs à venir des sièges Ikéa du grand nord et des canapés de la firme Italienne Cassina.

4* : Bien sûr… Jean Luc Godard restera le chantre sinon le barde de la liberté des images de la Nouvelle Vague, soutenu et influencé par le cinéaste surréaliste d’excellence ; l’Espagnol Luis Buñuel.

5* : Serge Daney (1944-1992) reste un des meilleurs critiques de cinéma. Il fut le ciné-fils spirituel de Henri Langlois, créateur de la Cinémathèque nationale, abritée un temps au palais de Tokyo. Ses critiques ont longtemps éclairé les pages ciné de Libération…

6* :  Sausalito, demeure une ville flottante, près de l’université de Berkeley, à l’est du Golden Gate et abrita une communauté Hippie, depuis les années 1970, sans cesse renouvelée. « On the road » (1957) de Jack Kerouac inspira Bob Dylan pour sa tournée filmée “Rolling Thunder Revue” (1975).

7* : Charlie Parker (1920-1955…) ; « Bird » demeure le maitre incontesté du Jazz futur dans sa dimension novatrice et libre. John Coltrane, dit « Trane » sera le plus hermétique mais aussi le plus surréaliste saxophoniste du free Jazz.

Miles Davis jouera avec et apprendra de ces deux « Giants » du Swing et du Be bop.

8* : « Le bureau de tabac », reste le plus long poème jamais écrit.

Fernando Pessoa avait l’habitude de se promener dans Lisbonne avec des haltes, cafés et restaurants, dont il avait fait une sainte habitude. De son bureau de comptable à son domicile, « Je ne suis personne » a construit et imaginé son existence multipliée et son œuvre hétéronymique, à pied, sans jamais quitter le Portugal et Lisbonne.  (Le livre de l’intranquillité – 1982)

** : Le Surréalisme fut lié un temps à une philosophie et une idéologie politique,

le Communisme. Certains des artistes Surréalistes défendront temporairement l’idéologie en tant que choix de la résistance. Michel Leiris, ethnologue et linguiste sera proche de la cuisine des mots de Breton et Picabia. André Masson, peintre et graveur, décorateur de théâtre Français, sera « le Mentor » et l’ami intime de Leiris jusqu’au bout de leurs échanges et recherches sur l’automatisme pictural et la poésie des mots triturés comme une certaine « langue des oiseaux » …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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