"Anatomie D'une Chute", Daniel
"Anatomie d'une chute", Daniel

Oscar Oblige ! (Anatomie et physiologie d’une chute)

« Il faut porter le chaos en soi pour accoucher d’une étoile qui danse. »

F. Nietzsche.

 

Chaussons nos plus belles montures de lunettes…

Des verres bleutés en plein champ des Choses de la vie.

On n’est pas Oscarisable pour rien… La Palme d’or était déjà un feu d’artifice.

Les Golden Globes sont une double vie annoncée.

 

« Ne me quitte pas » pourrait bien être le sous-titre du film de Justine Triet ;

Anatomie d’une chute…déjà évoqué dans le papier ; « Anatomie d’une lutte »1 *,

sur le site de ma très chère Lola Gassin.

En ce mois de mai dernier, nous descendions les escaliers au tapis rouge de Cannes.

 

« Me Too » … Le nom du modèle de demi-lunes de grande marque Frenchie.

Littéralement ; Moi Aussi… Ici, à l’envers du décor.

C’est ainsi qu’un film colle à la réalité qui cogne haut et fort…

Moi aussi, j’ai un problème de couple !

 

Comment ça marche un couple…to day ?

Dans un chalet de bois branlant sous la neige…

Avec un amour de chien aux yeux clairs de fontaine, sinon vairons.

Et un enfant presque mal voyant, par accident.

 

Cette symbiose se transforme en une symphonie inaudible.

Pour le plus grand plaisir de nos yeux noirs de spectateurs ;

Le thriller d’un drame qui se joue au cours d’une interview…au féminin.

À l’étage du chalet, un homme se demande ; « être ou ne pas être ? »

 

La réponse se trouve dans la balle qui dévale l’escalier,

Sous les yeux du chien attachant qui tente de la rattraper…

Le couple, n’est-ce pas cela ? :

Une descente qui rebondit jusqu’à la prise de bec…

 

Mais remontons les marches en bois de pin du refuge Alpin ;

Un homme supposé musicien joue les dernières notes de sa vie.

Sous la dictature d’un dernier coup de gueule…la fenêtre est grande ouverte.

De la sous pente du chalet ; des notes s’égrènent en une cacophonie intraduisible.

 

Tout d’abord, c’est une histoire de Femmes au rez-de-chaussée.

Une tentative de drague sous entendue par l’interviewée…

La bande passante est enregistrée…Elle servira de témoignage ambiguë.

Quelques douces notes sur le piano de la séduction.

 

Question : C’est quoi ce bordel musical à fond la caisse ? à l’étage sans visage…

« C’est pour m’emmerder ! » décline l’actrice princesse et princeps du film.

Une des « pulsions dictatoriales » perdue dans les « tentatives de démocratie ».

La définition du couple appartient à la réalisatrice, mettant en scène sa Secret life. 2 *

 

À partir de là, tout part en vrille… L’interview ambiguë se jouera ailleurs…

Sur un autre terrain de jeu de l’amour de genre Lesbos, c’est simple comme bonjour.

La trahison est déjà assumée, La jalousie exprimée…sans cesse.

La bi sexualité n’a rien à voir avec l’Amour… « La mûre ».

 

Changement de décor ; tout le monde s’en va…

De ce chalet de bois ou règne une ambiance à couper le souffle de l’amour ;

La journaliste-étudiante, l’enfant et le chien vont nous balader sous la neige moite.

En nous laissant aveuglés par la survenue du drame…La chute de l’Homme.

 

Suicide ou meurtre ?

Chute ou précipitation ?

Dispute ou bagarre ?

Amour ou Désamour ?

Le procès

 

Jusqu’au bout de la nuit et de la longueur du film, nous attendrons.

Incertains, presque Hitchcockiens…De la fenêtre ou de la coursive ?

La chute est douteuse, la mise en examen rapprochée plane.

L’enfant n’a pu bien voir, le chien a tout vu…tout perçu !

 

Ascenseur pour un échafaud…Remontons le cours de l’enquête :

L’Homme atterri sur le blanc immaculé en projetant du sang sur une cabane à bois.

Blessure fatale, femme fatale, homme maudit comme le peintre aux corbeaux…

L’anatomie de la chute va devenir une dissection au scalpel de l’amour souffrant.

 

La physiologie est maitresse de l’anatomie. Entre Elle et Lui il y a Nous.

La fonction du couple est passé au microscope d’un jury sans véritables témoins.

Ambiguïté des sentiments ; l’avocat est un ex, encore amoureux de la princesse.

Elle ? …domine ses ambiguïtés. Elles sont naturelles, sans stress de culpabilité.

 

Le génie du film est dans cette incertitude qui nous mène par le bout du nez !

C’est l’ambivalence des possibles qui font de ce Triet…un tri sur le volet du public.

On vole et survole le discret des possibles, sur un drone imaginaire.

Le commissaire Maigret y perdrait son Latin et son Grec.

 

À partir de là, le procès commence…

Il faut grand-ouvrir les écoutilles, respirer à la mode Zen.

On n’est plus spectateurs, on devient acteurs de nos émotions, de nos sentiments.

Comme un inspecteur Columbo sans son imperméable…démodé.

 

Tout est complexe jusqu’à l’expression de chacun dans des langues différentes.

La langue est la pire et la meilleure des choses…La traduction délicate et subtile.

L’avocat général n’aura de cesse de trouver la faille de ce couple à la dérive.

L’avocat de la défense plaide justement et amoureusement son aventure d’un temps.

 

« Snoop », le chien

Le chien, l’enfant et sa mère sont replacés au chalet sous surveillance juridique.

Il faut suivre Snoop dans ces habitudes d’animal de compagnie et d’infortune.

Lui seul sait ! vraiment…

Daniel, l’enfant est le plus adulte des protagonistes de ce quatrain infernal.

 

Justine Triet choisit l’innocence pour dénoncer la fragilité de la justice.

Les yeux mal voyants de Daniel sont aussi bleus que les yeux du chien de troupeau.

Nous craignons la dénonciation…

Mais non ! C’est le fruit de l’amour qui va plaider sa vérité profondément humaine.

 

La dispute récente ; cet instant de réel est enregistré à l’insu de la suspecte.

Grands moments de charge et de défense, sans effets de manches.

Les témoins indirects sont pris en défaut d’arguments subjectifs…

Tout est encore possible jusqu’au dernier jour du détricotage du couple.

 

Ce « Trietage » porte des notes de musique du grand Ingmar Bergman.

« Cris et chuchotements » influence chaque regard et expression des acteurs.

Les visages crus dévoilent la vérité tragique d’une humanité fragile.

Truffaut, fan du Suédois aurait encensé ce drame de, « Grand film malade ».

 

En pente douce…

Laissons-en « suspens » votre jugement.

Vous sortirez de la salle en atterrissant tendrement au sujet de ce « chef d’œuvre » :

Quel est le prix de la place de chacun dans le couple ?

Tous les grands sujets du présent sont évoqués.

La philosophie rejoint la physiologie d’un couple dont l’existence repose sur un « non-lieu » :

Lui, reviens dans son « trou de montagne »,

Elle, est attiré par Lui, à partir de son « trou d’Allemagne » …

Une maldonne d’unité de lieu qui va faire la désunion de deux solitaires.

Pas de démocratie possible sans la liberté de chacun.

La dictature du réel qui cogne ne supporte pas l’analyse du ressentiment.

Un enfant n’est jamais un alibi à la culpabilité qui mène à la destruction du Soi.

L’enfant lucide, fait le choix de la plus grande tendresse que la vie a pu lui offrir :

Sa maman et son Ami Snoop qui le guide dans le blanc de la neige.

…Dans la bourbe du chemin.

 

La balle de l’Oscar est au bout des dernières marches.

 

Jean-Jacques Campi – Janvier 2024.

 

Marches * :

1* : https://chezlolagassin.com/anatomie-dune-lutte/

2* : « le couple, c’est des tentatives de démocratie qui sont sans cesse interrompues par des pulsions dictatoriales. » ; Justine Triet dans le dossier de presse du film, anatomie d’une chute.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Snoop », le chien

Le chien, l’enfant et sa mère sont replacés au chalet sous surveillance juridique.

Il faut suivre Snoop dans ces habitudes d’animal de compagnie et d’infortune.

Lui seul sait ! vraiment…

Daniel, l’enfant est le plus adulte des protagonistes de ce quatrain infernal.

 

Justine Triet choisit l’innocence pour dénoncer la fragilité de la justice.

Les yeux mal voyants de Daniel sont aussi bleus que les yeux du chien de troupeau.

Nous craignons la dénonciation…

Mais non ! C’est le fruit de l’amour qui va plaider sa vérité profondément humaine.

 

La dispute récente ; cet instant de réel est enregistré à l’insu de la suspecte.

Grands moments de charge et de défense, sans effets de manches.

Les témoins indirects sont pris en défaut d’arguments subjectifs…

Tout est encore possible jusqu’au dernier jour du détricotage du couple.

 

Ce « Trietage » porte des notes de musique du grand Ingmar Bergman.

« Cris et chuchotements » influence chaque regard et expression des acteurs.

Les visages crus dévoilent la vérité tragique d’une humanité fragile.

Truffaut, fan du Suédois aurait encensé ce drame de, « Grand film malade ».

 

En pente douce…

Laissons-en « suspens » votre jugement.

Vous sortirez de la salle en atterrissant tendrement au sujet de ce « chef d’œuvre » :

Quel est le prix de la place de chacun dans le couple ?

Tous les grands sujets du présent sont évoqués.

La philosophie rejoint la physiologie d’un couple dont l’existence repose sur un « non-lieu » :

Lui, reviens dans son « trou de montagne »,

Elle, est attiré par Lui, à partir de son « trou d’Allemagne » …

Une maldonne d’unité de lieu qui va faire la désunion de deux solitaires.

Pas de démocratie possible sans la liberté de chacun.

La dictature du réel qui cogne ne supporte pas l’analyse du ressentiment.

Un enfant n’est jamais un alibi à la culpabilité qui mène à la destruction du Soi.

L’enfant lucide, fait le choix de la plus grande tendresse que la vie a pu lui offrir :

Sa maman et son Ami Snoop qui le guide dans le blanc de la neige.

…Dans la bourbe du chemin.

 

La balle de l’Oscar est au bout des dernières marches.

 

Jean-Jacques Campi – Janvier 2024.

 

Marches * :

1* : https://chezlolagassin.com/anatomie-dune-lutte/

2* : « le couple, c’est des tentatives de démocratie qui sont sans cesse interrompues par des pulsions dictatoriales. » ; Justine Triet dans le dossier de presse du film, anatomie d’une chute.

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