Warning: getimagesize(/home/chezlola/public_html/wp-content/uploadshttps://chezlolagassin.com/wp-content/uploads/2019/05/images.jpg): failed to open stream: No such file or directory in /home/chezlola/public_html/wp-content/themes/Total/framework/classes/image-resize.php on line 116
Images

Pourquoi « pêle-mêle » ?

L’autre jour, Ben Vautier que j’aime et dont j’admire les œuvres, m’a téléphoné car il s’inquiétait que je commente défavorablement une des vignettes de sa newsletters, au sujet d’un artiste. Si j’annote couramment ses textes et lui envoie mon opinion, cet échange épistolaire reste privé.

Rassuré, Ben m’a conseillé de relater plus fréquemment dans mon blog, ce qui se passe sur la Côte d’Azur…

J’ai trouvé l’idée bonne, car très occupée à tenter d’avancer dans l’écriture de mon deuxième livre, il me reste peu temps pour écrire sur les expositions, les manifestations artistiques et autres, que j’ai pu suivre ici et ailleurs.

Ouvrez mon blog, vous verrez que j’ai mis à exécution cette résolution et sous l’en-tête «Pêle-Mêle ». Vous pourrez bientôt lire des spots brefs, illustrés ou non, sur des expositions ou autres manifestations que j’ai suivies… Mais pour l’instant, rien n’est encore écrit !

Voilà qui n’est plus vrai :

Mon festival de Cannes

Détail : la journée s’annonce riche, j’ai des invitations pour  trois films , donc journée non stop. l’amie qui devait m’accompagner déclare forfait. Arrivée trop tard, je rate le premier film, Rocketman, Taron Egerton, double d’Elton John, zut alors, ça promettait d’être distrayant. Je suis donc le parcours du combattant pour le deuxième, longue file d’attente, puis passage du sas de sécurité pour une montée des marches, en parallèle, jusqu’aux Corbeilles…  Atlantique de la Franco-Sénégalaise Mati Diop.

Réponse à deux amis qui me signalent que je fais voir un chef d’œuvre, d’après Libération :

Oui beau mais je ne sais pas ce qu’avait fumé le critique de Libé ? Les histoires de revenants ce n est pas mon trip mais c’est au goût du jour apparemment, ouvriers noirs non payés dans un Dakar défiguré et classe noire africaine riche comme les blanches, profiteuses… Heureusement les Djinns sont là pour que malgré tout l amour triomphe. Des petites lumières vertes clignotent pour nous le dire, comme avec Oncle Boonme, celui qui se souvent de ses vies antérieures, attention magique !

Envoyé de mon iPhone

Le long ruban de la foule des festivaliers quitte le Palais et moi avec. Je refais le parcours : queue, sas et cette fois, montée des marches sur le tapis rouge, quand même ! Après le Chaud , le Froid, j’assiste à Little Joe de la jeune Autrichienne Jessica Hausner .  Encore  du surnaturel, mais façon fantastique science-fiction  et manipulations génétiques. la « Fleur qui rend heureux » d’une esthétique glaciale et ennuyeuse ne m’a pas transportée au septime ciel !

Hélas je n’avais pas d’invitation pour le soir, afin de retrouver des douleurs bien terrestres, avec Douleur et Gloire de Pedro Almodóvar … Je vais, tout bêtement, aller le voir en salle ce soir, je vous tiendrai au courant !

Je l’ai vu, le Pedro Almodóvar , c’est un chef d’œuvre, une pure merveille d’intelligence, de sensibilité et de beauté plastique. Profond, pudique, jamais racoleur – Il a évité tous les pièges – et artistiquement d’une beauté à pleurer. La Palme absolument ! Le prix d’interprétation aussi pour Banderas qui est… à tomber raide !

A moins que ce soit trop ! Trop linéaire, trop narratif, trop lyrique, trop simple, trop beau, pour les masochistes de l’image… Je ne crois pas, avec un Président de Jury comme Alejandro González Iñárritu .

Le palmares

L’Espagnol Antonio Banderas et la Britannique Emily Beechman obtiennent les prix d’interprétation  masculine et féminine. Merci à eux de défendre le cinéma dans un festival qui  met à mal  cet art majeur au privilège de la consécration de l’amateurisme social et des bons sentiments. Honte au Jury d’avoir laissé partir Pedro Almodóvar sans ce qui lui revenait absolument: la Palme !

A suivre

Cet article comporte 2 commentaires

  1. Una LIUTKUS

    Merci pour tes commentaires. Pour le tapis rouge, je suppose que cette année tu avais bien prévu les talons hauts réglementaires.

    1. Hélène Jourdan-Gassin

      Non, mais de très sages petits vernis, car la Faculté m’interdit les talons, ai-je besoin d’une ordonnance ?

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.