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Tu reviens quand ?

Gilles Miquelis, »Sans-titre » 2023, encre sur papier, 30x20cm

Tu reviens quand ? est composé comme un triptyque qui se développe entre Nice, la Provence et New York. Le récit principal est associé à un voyage dans le temps qui commence durant les années sombres de l’Occupation, à Nice. Humour et sensibilité se mêlent à travers des personnages nous entraînant dans les méandres de l’amitié, de l’amour et de ce qui les menace. Des instants de bonheur se heurtent au souffle incandescent de la tragédie. Le récit déploie également l’ombre de ceux qui se mentent à eux-mêmes, jusqu’à défier une certaine morale ou encore de ceux qui marchent à tâtons vers une vie accomplie. Pourtant, aucun personnage dans cette histoire n’est précisément à sa place, ou du moins pas à celle où l’on s’attendrait qu’il soit…
Ancré dans le monde de l’art dans sa diversité parfois caricaturale, cet ouvrage nous montre qu’il est tout de même possible de trouver la sagesse au milieu du chaos, notamment dans un havre de paix en Provence.

 

Extrait

« Aurore ouvre ses volets en souriant. Le jardin est magnifique, les cerisiers sont en fleur, le grand magnolia aussi. L’avocatier regorge de fruits et les palmiers s’étirent au soleil. Elle est encore une fois surprise de l’arrivée si brutale du printemps sur sa ville, et de son passage qu’elle sait éphémère comme
celui d’un papillon, l‘été vous tombant dessus d’un seul coup, alors qu’on n’a pas encore libéré du placard où elles ont été mises en quarantaine les robes légères. Elle aime ce soleil, sa maison, la lumière et la douceur méditerranéenne de sa ville. Tout ce qui fait qu’elle se sent les pieds dans cette terre et la
tête inscrite dans le bleu incomparable de ce
ciel du sud. »
C’est ainsi que pourrait commencer le nouveau livre de Camille. Elle ne sait pas pourquoi ces quelques phrases se sont imposées, mais leur présence lui complique la tâche car elles n’évoquent rien de plus que
ce bonheur de naître chaque matin qui la pousse à vivre et à écrire. À peine remise des émotions que la sortie de son premier livre lui a procurée, pourquoi vouloir se lancer dans un deuxième bouquin, un peu à l’aveugle, se disant qu’en se jetant à l’eau, l’histoire allait se mettre à vivre au fur et à mesure de l’écriture ?
Un vieux dicton lui revient en mémoire et le fait sourire : « L’appétit vient en mangeant ». Elle se découvre, en effet, un énorme appétit pour l’écriture…

Cet article comporte 2 commentaires

  1. chère hélène
    je l’ai retrouvé dans ton blog égaré
    je t’ai déjà tout dit ce que j’avais éprouvé
    je t’embrasse
    annie

    Tu reviens quand ?
    J’ai adoré le livre d’Hélène j’ai beaucoup aimé le titre aussi
    très bien écrit plein d’amour et d’humour
    et surtout la période de la guerre à Nice que j’ai (question d’âge)
    vécue à la Turbie près de Nice
    l’arrivée des Italiens, puis des Allemands les bombardements
    le manque de pain (ou plein de bêtes)
    Mon père avait aussi une « campagne » alors nous n’avons pas
    souffert autant.
    Mon père me disait : il y en a qu’un qui n’a pas perdu de poids c’était le chien du village
    qui se gavait de figues (figuiers sauvages)
    Chère Lola j’ai lu ton livre d’une traite, je laissais tomber mon ordi
    et je me retrouvais avec ton livre
    j’ai aimé l’histoire j’ai aimé ta façon de la raconter
    les reas entre amis, les jours de soleil, les moments de grande amitié
    Je vais d’ailleurs le re-lire car j’étais un peu gourmande et l’ai lu
    d’une traite alors je veux m’y attarder un peu
    voila
    merci

    annie

    PS j’ai vécu – comme Marie – l’épisode « peur de perdre ma mère »
    Je me suis réveillée un jour chez une tante qui me gardait (j’avais 4 ans à peu près) en hurlant
    où est maman où est maman et à ma tante venue en bigoudis et en chemise de nuit blanche
    j’avais dit: maman est née avant moi donc elle va mourir avant moi je ne veux pas
    qu’elle meure » et j’ai sangloté sans m’arrêter
    c’était un grand désespoir j’étais inconsolable…
    Heureusement contrairement à Marie, Maman est morte longtemps après à Saint Pancrace
    à 98 ans !

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