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Kim Phuk, Vietnam

« Zones d’intérêts », châtiments et Poésie…

« J’ai bien étudié comment je pourrais comparer…

   Avec le monde cette prison où je vis. »  1*.

 Le temps…voilà le mal des autres !

Depuis le grand Albert Einstein, nous savons que le temps est déformé par l’espace. / Selon la place de l’observateur, le temps n’est pas le même pour tout le monde… / Ici et maintenant ; il est temps de crier dans l’espace, sinon d’écrire ! / Sans ressentiment mais dignement, sans amertume mais lucidement…et relativement.

En souhaitant commenter l’intéressante critique du film d’intérêt publique, « Zone d’intérêt » d’Isabelle Véret, il m’est venu à l’esprit ce poème palestinien, offert en lecture dans la première page du dernier livre de la Rabine Delphine Horvilleur ; / « Comment ça va pas ? » … dont je dépose ici, le dernier ver :

 Quand tu penses aux autres au loin, pense à toi. (Dis-toi : / Si seulement je pouvais être une bougie dans le noir !) 2*.

Le feu est partout dans ces « zones d’intérêts » que nous ne voulons pas voir. / Ces espaces clos que nous recevons cependant au quotidien, pris sur le vif par des cinéastes qui tiennent à prendre des risques, pour les diffuser via satellites sur la planète…bleue. / Ces drames à « huit clos » ne sont pas que des mots. / Le poids des mots, le choc des images n’y changent rien ! / Nous restons non-voyants à cette anatomie d’une chute humanitaire… / … De guerres ineptes sinon imbéciles :

« L’art de la guerre est assez simple. Trouve ton ennemi. / Attaque-le dès que possible. Frappe-le aussi fort que possible et aussi souvent que possible, et continue à avancer. »  U.S.Grant.

Faut-il des documentaires « dérangeants » ?! Dans toutes leurs crudités pour prendre conscience que quelque chose ne va pas… Et comment ! / « 20 jours à Marioupol » doivent être dérangeants jusqu’à en devenir insupportables, / obscènes à nos yeux de témoins sans moyens. Ce documentaire « primé » a suivi dans le même temps d’émission, « un compte rendu » de la vente des armes dans le monde et particulièrement dans le contexte de la guerre sans nom Russie-Ukraine. 3* / OUI, elle a « le petit » nom de son intention initiale, de son motif du premier jour : / « Opération militaire spéciale », très spéciale… / (Mais au fait, quelle était le nom du début de la guerre d’Algérie ? : / « Opération de maintien de l’ordre ou de pacification…No comment !)

 « Mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde. » Albert Camus.

Les opérations militaires ne mènent pas aux mêmes résultats que dans un bloc opératoire… / Il ne s’agit pas de prévention avant dégénérescence, d’excision ou de drainage mais bien de destruction par des armes-bistouri toujours plus répugnantes quant à leurs génies de précision chirurgicale et qui malgré cela font encore plus de dégâts… / Les armes se vendent comme les actions en bourse ; aux plus offrants ! / Un char oublié peut accéder à une « côte » comme le premier « vinyle » incisé… / Le marché des armes permet d’écouler les stocks usés de la dernière guerre mondiale. Permettant de faire « des progrès » pour les armes de destruction massive à venir ; / Plus adaptées, plus maniables et plus manipulables par des armées non préparées qui les reçoivent.

Regardez bien ! les parades militaires présentées et précisément commentées dans un faste réglé. D’une fierté nationale affichée au soleil des infra rouges, une autre journée d’éclats de fer et de poussières se prépare, dans des bunkers informatisés…

Dans le presque même temps ;/ Des vies se délitent dans une maternité où des femmes gestantes sont prises pour cibles par des drones non-voyants et des snipers sans cœurs… Des obus à tête chercheuse aveugles./ Des femmes déambulent dans des rues chaotiques, en se demandant d’où viennent ces ordres imbéciles qui les laissent le regard triste, mouillé et sans voix… / Des délinquants du deal et du commerce des armes légères font monter les enchères ; de la vente sous le manteau des états, des Kalachnikov qui resteront les armes de poing les plus meurtrières, par un seul coup de gâchette…20 morts assurées ! d’une seule détente… / Scarface y perdrait la face. / Il faut les voir, ces bandits du troc de Full métal jacket rendre accrocs leurs clients sans âmes…ni véritables religions. Les armes inutilisées pour la guerre ou de « retour de la paix », seront refilées sur les zones d’un intérêt toujours plus juteux ; les périphéries de nos grandes villes qui règlent leurs comptes à la Kala…pour le marché de la drogue./ French connexion n’est plus qu’un dessin animé… et la sardine du port de Marseille est chargée d’héroïne…Il n’y a pas de « pertes » dans la vente des armes, le recyclage est permanent. Leurs clients attendent au coin d’une banlieue ; « zone à haut risque », même pour la P.A.C. promise et filmée dans ses plus beaux effets.

Ces images doivent déranger ! C’est ainsi et seulement ainsi que nous devons les regarder !/ Oui ! à ce titre des femmes, hommes et enfants doivent disparaître de la surface de la terre… Ils dérangent de leurs innocentes existences.

                     « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui le mal / Mais par ceux qui les regardent et qui ne font rien… ».

Quand Albert Einstein le dit, sa lucidité est placée sous protection, dans une zone sécurisée par deux femmes armées, désarmées par sa bonté…Ne sait-on jamais !

 Le mal, c’est le temps des autres !

Et pourtant, ce mal est là, derrière les murs de nos « zones de confort »./ De la même façon, dans un temps différent mais qui se reproduit… Nous nous comportons comme le monde d’Hitler qui mentait pour être cru  ! / Sommes-nous dans « L’œuf du serpent » de Bergman ? …4*/ Et le reptile n’est plus très loin de nous injecter sa peste brune ! / Nous n’avons plus l’excuse de la distance…du Vietnam ou de la Perse…/ « On ne se baigne jamais dans le même fleuve humain. »/ Mais le fleuve charrie toujours le même sang innocent ! / Combien de litres d’eau rougeoyantes sont passés sous les ponts qui devraient relier les continents ?

  • La chute, La peste… Le discours de Suède de notre Nobel de littérature de 1957 n’y a rien changé. Albert Camus est remis au goût du jour des séries ! / Le docteur Rieux est un médecin sans frontière qui s’arrête aux murs de la bande de Gaza…/ Sommes-nous les témoins consciencieux d’une mort annoncée ?

                          Quand tu mènes tes guerres, pense aux autres/  (N’oublie pas ceux qui réclament la paix.) »

Tant mieux si l’humanité évolue sur des « erreurs ». Mais encore faut-il les regarder dans le blanc des yeux, pour reconnaître justement ses révolutions… /  Les blessures narcissiques de l’homme sont pléiade : / La terre n’est plus au centre de l’univers. / Le soleil lui tourne autour pour son équilibre cosmique et sa température vitale. / (Révolution Copernicienne) La couche d’Ozone n’est plus une thérapie mais une impie ! / Les choses de l’esprit habitent ce corps de l’Homme, qui par « l’évolution » saura poser le premier pas de l’humanité, hier sur la lune…demain sur Mars. / Freud s’est inspiré de Darwin, Goethe…et bien d’autres Vitalistes. / Sous la conscience ou à côté d’elle ; le discret inconscient sait qu’il ne sait pas… (Révolution psychanalytique) / La simple équation E=Mc2, va conduire à la machine la plus infernale, crée de toutes pièces par le génie humain. (Révolution atomique) ! / Albert et Adolf portent en eux le même mal !

  • L’un, regrettera l’application guerrière de ses travaux qu’il a pensé pour l’homme./ Sa main pensait faire le « bien » de l’humanité en tendant ses équations en partage.
  • L’autre profitera de cette arme de dissuasion pour la brandir au bout de son bras tendu, comme un étendard menaçant du « mal », par idéologie de la pureté d’une race… /
  • En toute conscience ! Qui a lâché les deux premières bombes atomiques sur les deux villes martyres du Japon en se vengeant de la destruction au port d’une armada de fer et de feu ?
  • « Hiroshima mon amour… » criait Marguerite dans le style épuré et saccadé de Duras.
HIROSHIMA

Aujourd’hui ; Kim Phuk, la petite fille asiatique brûlée au napalm, de la photo choc du Vietnam, qui a fait la une de tous les journaux et toutes les vidéos du monde, est VIVANTE./ Elle est âgée de 59 ans et vient de recevoir son dernier traitement de la peau. / ( Après quatorze mois d’hospitalisation et dix-sept interventions chirurgicales…) / « L’horreur…L’horreur » avait répété le colonel Brando-Kurtz en essuyant son crâne chauve et humide, dans les volutes psychédéliques et rituelles de la jungle Laotienne.

La soif de pouvoir de l’homme sur la nature des choses fut une lente dégringolade de conscientisation, qu’il n’était pas « tout seul au monde » … / Que l’Univers et la Nature lui demanderait des comptes ! « L’Homme » serait né à la fin du XVIIIème siècle par le début de sa maitrise de la TechNet…et son application à détruire la nature en pensant la rendre…rentable ! / Michel Foucault l’avait annoncé ; la mort de l’homme est en cours dans le même temps de ses progrès technologiques qui finissent par lui « échapper » par orgueil, ambition, intérêt…

Les machines de guerre informatisées frappent chirurgicalement… / Non plus sept morts ! Mais des dizaines de milliers de morts sur ordonnances. / Nos drones intérieurs n’y voient que dalle… / 30 000 Morts dans l’enclave Palestinienne…à partir du 07 octobre dernier et l’horreur de l’attaque terroriste du Hamas. Trente mille allongés de vengeance pour 1100 spectateurs d’un concert, immolés en plein champ du pardon. / Bilan de la riposte Israélienne pour 250 otages, « intelligemment » libérés et échangés. / Femmes et Enfants… pour la grande majorité des victimes et hors des lois de la guerre  !/ Des dizaines de milliers de sépultures d’infortune, creusées dans une bande de terre (360 Km2 !) pas plus grande que le 100ème de la surface de la Provence-Alpes Côte d’Azur…/ (31 400 km2). Rapportez ces chiffres à la proportionnelle d’une population d’un pays comme l’Allemagne et l’Italie et vous découvrirez ce que génocide veut encore dire… / Plus d’eau, d’électricité, de connections si ce n’est à la frontière incertaine de la zone ghettoïsée d’un piège égotismé ! Le boulanger est la prochaine future priorité…

              Quand tu prépares ton petit déjeuner, pense aux autres./ (N’oublie pas la graine pour la colombe.)

Le Panthéon

L’Homme ! Ce grand imbécile, se revêt d’un manteau de fourrure de vandale. / Nous Panthéonisons ! Ah ! certes nous Panthéonisons…/ Mais le temps ne nous rend pas la raison de ces grands Hommes de Lumières. / Nous allons pleurer ce jour sur le couple Arménien et Français… grands résistants./ Allons nous changer pour autant nos visions et actions pour l’immigré de demain ? / Par son courage et sa passion de l’exception culturelle Française ; Missak Manoukian, conscient de sa part de lion engagé et des valeurs, tant de son pays natal que de son pays d’adoption, annoncera dans sa si belle lettre d’amour pré mortem que : / « Chacun aura ce qu’il mérite comme châtiment et récompense… » / Le pardon sera la plus belle de ses vengeances. La liberté souhaitée à sa femme Mélinée est la plus belle promesse transmise, d’un espoir de maternité. / Saurons-nous « CHOISIR » enfin ? / Pour « s’élever et élever les autres pour une œuvre immortelle. » / Dans chaque homme, il y a une promesse ; rester debout ! / Et marcher comme la silhouette géante en bronze d’Alberto Giacometti, aux pieds de géant. / L’avocat anobli de « la peine de mort abolie » est dans une colère noire ! / Le son de sa voix portante et claire, ses sourcils Faustiens se reflètent dans nos miroirs.

Au départ tout relève de l’exil… L’homme est un nomade. / L’origine est un socle !/ L’identité est une utopie…/ Seules, l’éducation et la culture permettent l’intégration, le mélange des couleurs et des saveurs de chaque origine. Une carte et un passeport n’ont jamais défini que l’appartenance à un territoire de location./ Le linceul n’a pas de poches. Les marchands d’armes partiront dans des cercueils en carton, comme les valises du même nom.

                  Quand tu rentres à la maison, ta maison, penses aux autres. /  (N’oublie pas les peuples nomades.)

Les zones d’intérêts s’effacent de nos esprits pour notre confort bardé d’écrans et de jeux stériles. Les PlayStation ne consolent personne. Elles entrainent à la guerre et simulent des vols qui se terminent dans des tours encore plus hautes et fragiles que leurs jumelles… / Le harcèlement prend place dans les cours d’école. Les jeux de mains ne sont plus que des jeux de doigts qui pianotent des menaces aux plus vulnérables de leurs camarades du connaitre… Quel doigté ?! / Sexuellement harcelées, garçons et filles ne rêvent plus d’Aubade… mais de bravades. / Une enfant pubère de treize ans tient tête à ces évêques en costumes noirs, turbans blancs des G…, en vain ! / Nous sommes autistes à cette réalité repoussée dans le concret des solutions : / 2035…2050…2150 !! Saurons-nous mieux faire ?! Quand les tribuns des G20 et plus, seront six pieds sous terre !

Le temps ne se compte pas, il se prend !

TOUT autant, notre collègue des « Urgences » n’entend pas, ne voit pas, ne touche pas ! /La douleur de cet homme jeune, « bien » enregistré dans un ordinateur encombré…/Qui va trépasser d’un « mal » dépassé…délaissé au serpent de la réalité. / L’hôpital enquête…en quête de la vérité « vraie » du cinquième jour…Mort ! / Mourir aujourd’hui d’une péritonite abdominale, après les leçons « inoubliables » de nos maitres en séméiologie chirurgicale (Science des signes cliniques) est une offense à la responsabilité de nos actes.

…Un autre jour, déjà oublié : Une femme, jeune et fertile, appelle le 15, crée et dévolu aux « interventions d’urgences vitales » : / « Je souffre d’une douleur dans le ventre, pouvez-vous me transporter à l’hôpital ? » / Pas de suite immédiate après une tentative de rassurer la plaignante… / Le temps et la relance ;

  • « Je vous rappelle pour cette douleur qui m’épuise, Madame ! je vais mourir… »./ Réponse laconique de la régulation à distance des appels, certes multiples et variés, mais organisée pour faire le tri de la nécessité d’un véhicule et d’une équipe spécialisée à la réanimation des blessés ou des malades :
  • « Mais Madame, il faut bien mourir un jour ! »

Fin du match ; La jeune femme est décédée dans les bras sans effets du médecin, finalement mandaté… Morte d’une péritonite par rupture d’une grossesse extra-utérine ! /  Comment a pu s’endormir la régulatrice des appels urgents ? / Sur ses deux oreilles ?! après ce meurtre contre l’humanité…de sa voix enregistrée.

Sans transition, nous oublions !/ De ces deux « faits » non divers, nous faisons une banalité…/ Alors que l’essentiel est là ! dans l’écoute de la vie, du bouillon… / Dans l’incommunicabilité et l’irresponsabilité nous sommes brouillons. / Dans cet espace se trouve le temps négligé de « regarder » notre vulnérabilité. / Médigritude / Terme qu’il me viens de créer, est une réalité ! / Inspiré du nom de l’œuvre de déracinés ; Senghor et Césaire Aimé / Las de nos habitudes… épuisés en hébétudes ; / Cet état définit un handicap du monde soignant à ne pas entendre et ne pas voir. /  Une « mésentente » comme une fin de non-recevoir ! / Alors que, « le soin est un humanisme » … « le soin est une fonction en partage » Professeure Cynthia Fleury.  

 La mort de l’homme est bien là ! à nos yeux dévoyés. / La machine-pomme devait « être » un outil et devient une arme sans ouïe ! / Un pouvoir sans sentiments qui nous rend insensibles à la poésie… / D’une vie, une seule vie qui n’a pas choisie sa pathologie.

 Quand tu t’exprimes par métaphore, pense aux autres./ (Ceux qui n’ont pas droit à la parole.)

La mort c’est la vie…oui !

Si ce n’est que cette vie vaut mille vies, dix mille, cent mille vies englouties. / Les écrans nous avalent et étourdissent notre attention à l’essence. / L’essentiel de nos sens, s’adapte soi-disant à nos publicités sans encens. / Accepter le progrès et ne pas enfoncer la touche de la responsabilité… / Les châtiments sont là ! Crime et Châtiment des dictateurs impénitents !/ De l’Afrique fatiguée par nos puits sans fonds… / Nous injectons des fonds de pardons. Des nuages d’eau, nous créons. / Aux armes la natalité ! Les courbes s’effondrent en toute impunité… / Nous ne faisons plus l’amour en toute tranquillité…pour la fécondité ! / La terre est saturée, les pommes de terre délavées par les engrais… / De Déméter nous ne savons plus reconnaître les éthers et les bienfaits. / Faut-il une armée de tracteurs pour détracter les dictateurs ? / …Les décideurs de surface qui n’ont qu’un mot ; La super grande surface ! / Nous sommes des « négociés », mandatés par des épiciers pour régler les impayés. / « L’horreur » est à l’honneur pour tous les médaillés sans faces… / Face de bouc…Tweets qui ne manquent pas d’air ! / Tape de sexe pour des chantages sans ambages… / Viol de trop ! selle montante ou descendante… / Le dessein est trop animé pour être tendrement aimé !

                       Quand tu règles ta facture d’eau, pense aux autres (Ceux qui s’abreuvent des nuages)

« Les Signes » sont là comme une pierre de Rosette numérisée. / 0 & 1 sont l’alphabet d’un vocabulaire déshumanisé. / La vie est belle ! Si Proust revenait pour notre « recherche » de vérités… / Dante nous a laissé sa Béatrice en belle statue de la Liberté. / Auteurs et lecteurs, Pardonnez mon austérité sans exhaustivité… / Les mots n’en peuvent pas plus que les idées ! / On meurt pour ses idéaux ; ils ne sont que des cadeaux…/ De bienvenue aux idées mal reçues…déconvenues ! / Le Petit prince n’est plus un livre pour adultes… / Les enfants du XXIème siècle prennent le prochain Vol de nuit. / Que leurs avons-nous transmis ? / Si ce n’est la pâleur d’une bougie dans la nuit…

  Quand tu comptes les étoiles pour dormir, pense aux autres./ (À ceux qui n’ont nulle part où rêver.)

Un homme révolté le reste pour sa témérité. / Il faut bien rêver à une belle et tendre Humanité. / Par nos mères, pères et arrières grands-pères si chers… / De ressentiments en sentiments, il nous faut enterrer l’âmer. / Où est la zone d’intérêt des humanités ? Si ce n’est dans l’éternité…/ Du dormeur du val, de ses « deux trous rouges au côté droit », brûlons nos vanités./ « Nature, berce-le chaudement, il a froid. » 5*

Jean-Jacques Campi,

23 février – 03 mars 2024.

Notes étoilées : 1*: William Shakespeare, Richard II./

2*: Mahmoud Darwich, poète palestinien :

Quand tu prépares ton petit déjeuner, pense aux autres. / (N’oublie pas la graine pour la colombe.) / « Quand tu mènes tes guerres, pense aux autres. / (N’oublie pas ceux qui réclament la paix.) » / Quand tu règles ta facture d’eau, pense aux autres/ (Ceux qui s’abreuvent des nuages) / Quand tu rentres à la maison, ta maison, penses aux autres. / (N’oublie pas les peuples nomades.) / Quand tu comptes les étoiles pour dormir, pense aux autres./ (À ceux qui n’ont nulle part où rêver.) / Quand tu t’exprimes par métaphore, pense aux autres./ (Ceux qui n’ont pas droit à la parole.). / Quand tu penses aux autres au loin, pense à toi. / (Dis-toi : si seulement je pouvais être une bougie dans le noir !)

« L’Homme blessé » Gustave Courbet

 Ces « conversations après le 7 octobre » de Delphine Horvilleur se terminent également par un poème israélien :

 Un jour, j’étais assis à Jérusalem sur les marches près de la tour de David. / J’avais posé mes deux lourds paniers à côté de moi. / Un groupe de touristes entourait leur guide, et je devins leur point de repère. / « Vous voyez cet homme avec les paniers ? Juste à la droite de sa tête, il y a une voute datant de l’époque romaine. Juste à la droite de sa tête. Mais il s ‘éloigne, il s’éloigne ! » / J’ai pensé : le Messie ne viendra que si leur guide leur dit : / « Vous voyez cette voûte datant de la période romaine ? Aucune importance !/ Ce qui compte, c’est qu’à coté, un peu en dessous et à gauche, il y a un homme assis. Il a acheté des fruits et des légumes pour sa famille. »    

Yehuda Amichaï, poète israélien

 3* : « 20 jours à Marioupol » : documentaire-réalité de la guerre en Ukraine, Oscar du meilleur film documentaire, sorti le 23 Janvier 2024. Tourné par une équipe de reporters dont Mstyslav Tchernov, réalisateur, piégés dans la ville de Marioupol assiégée.

 4* : « L’œuf du serpent. » est un film Allemand de Ingmar Bergman, sorti en 1977. « Et c’est pourquoi pensez-le comme un œuf de serpent / Qui éclorait, à mesure que son espèce deviendrait espiègle ; / Et tuez-le dans la coquille. » : Tirade de Brutus dans Jules César de Shakespeare, dont Bergman s’est inspiré pour le titre du film. L’histoire se déroule dans le Berlin de 1923 en dettes du traité de Verdun et dans la genèse de la montée du Nazisme.

5* : « Le Dormeur du Val », sonnet en alexandrins d’Arthur Rimbaud. Texte du recueil Demeny. Poème inspiré de la guerre de 1870 et la bataille de Sedan. Le seul manuscrit auto daté d’octobre 1870 est conservé à la British Library.

 

 

 

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